Résumé

Grand’Halte Les gaîtés d’un pantalon

Dans l’appartement de Léa, il eut un sourire d’orgueil :
— Hein ! c’est opérer en douce, ça !
D’un œil rieur, il examina les fauteuils. Un voile de stupeur s’épandit sur son visage candide :
— Et mon grimpant ?...
Il réfléchit :
— Il a p’t’être chu à terre ; un pantalon, c’est pas toujours intelligent.
À quatre pattes, le pan de chemise voletant, il partit en exploration.
Ce fut en vain, partout il se buta au néant des vastes espoirs.
L’organe nasillard de Mme Cayon retentit soudain. L’oreille levée, François écouta, avec au fond du cœur un morne découragement.
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Grand’Halte Les gaîtés d’un pantalon

Le désir de se rencontrer en aussi aimable compagnie arda en son cœur juvénile.
Ce désir lui suggéra, incontinent, la suprême ruse pour se débarrasser de la tutelle maternelle.
D’un bond, elle se leva, jeta par-dessus sa chevelure ondulée le trop-plein de sa jupe et s’enfuit en poussant des petits cris de terreur.
La panique est contagieuse, Socrate l’a affirmé. Si ce n’est pas Socrate, c’est Napoléon ou Ivan le Terrible ; mais Léa le confirma.
Mme Cayon subit cette contagion ; les mains au ventre, les yeux hagards, elle s’élança droit devant elle.
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Grand’Halte Les gaîtés d’un pantalon

Elle tressaillit et tourna le nez vers la droite. Les traits charbonneux de Joseph émergeaient de dessous la courte-pointe :
— Vou...grrri !... Passe-moi ma culotte !
Presque épouvantée, elle se rejeta en arrière, mais la tête de François avait jailli un peu plus :
— Mon grimpant, nom de Dieu !
Mme Cayon, le front sévère, reprisait un peu plus loin. Il lui semblait qu’un murmure confus montait jusqu’à elle, mais ingénument elle l’attribuait à l’animation de la rue Popincourt.
Léa était vexée ; aucun de ses amoureux n’avait eu assez de confiance en sa probité pour lui confier son pantalon.
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