Cochon

Définition et enjeux

Portrait de Eugène Mouton Eugène Mouton,  Les vertus et les grâces des bêtes… (1895)

“ Le véritable cochon n'est pas dans cette loge : passez-moi cette réflexion sévère mais juste.
Le cochon est sale parce qu'on ne le tient pas propre, glouton et lascif parce qu'on le gorge de nourriture, paresseux parce qu'on ne lui fait rien faire, laid parce qu'on le défigure en l'engraissant. Mais un cochon bien élevé est aussi propre que tout autre animal ; il est de plus très affectueux et très intelligent.
”
Source : Gallica

Portrait de Émile Zola Émile Zola,  La Faute de l’abbé Mouret

“ Le cochon entrait. Ce n'était plus le petit cochon, rose comme un joujou fraîchement peint, le derrière planté d'une queue pareille à un bout de ficelle; mais un fort cochon, bon à tuer, rond comme une bedaine de chantre, l'échine couverte de soies rudes qui pissaient la graisse. Il avait le ventre couleur d'ambre, pour avoir dormi dans le fumier. Le groin en avant, roulant sur ses pattes, il se jeta au milieu des bêtes, ce qui permit à Désirée de s'échapper et de courir donner aux lapins les quelques herbes qu'elle avait si vaillamment défendues. ”
Source : Gutenberg

Portrait de Jules Renard Jules Renard,  Histoires naturelles

“ Dès qu’on le lâche au pré, le cochon se met à manger et son groin ne quitte plus la terre.
Il ne choisit pas l’herbe fine. Il attaque la première venue et pousse au hasard, devant lui, comme un soc ou comme une taupe aveugle, son nez infatigable.
Il ne s’occupe que d’arrondir un ventre qui prend déjà la forme du saloir, et jamais il n’a souci du temps qu’il fait.
Qu’importe que ses soies aient failli s’allumer tout à l’heure au soleil de midi, et qu’importe maintenant que ce nuage lourd, gonflé de grêle, s’étale et crève sur le pré.
”
Source : Wikisource

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