Caroline Liais, La mer, la forêt, la montagne (1897)
“ Pourtant le plus gros de nos carnassiers, le sanglier, ne fait jamais, comme le loup et le renard, la chasse à nos poulaillers, à nos bergeries ; il se contente d'un menu de racines, de faînes, de glands. De loin en loin, seulement quand il est en belle humeur, il se paie un morceau friand comme le râble d'un jeune lièvre ou l'aile d'un perdreau. La femelle du sanglier, la laie, est une mère vaillante, elle défend ses marcassins, lutte pour eux, protège leur retraite, se sacrifie pour les sauver, s'offre en holocauste aux chasseurs qui les poursuivent et mérite ainsi la palme du martyre. ”
