Résumé

Portrait de Charles Gérard Charles Gérard Essai d'une faune historique des mammifères sauvages de l'Alsace (1871)

Quand le soleil descend sous l'horizon, la martre quitte son nid et donne la réalité à ses rêves.
Rôdant dans le bois, comme un noir fantôme, elle surprend ses ennemis au gîte, grimpe sur les arbres et tue les oiseaux dans leur sommeil, se met en embuscade à l'issue des terriers des rongeurs et les saigne à mesure qu'ils se présentent. Si la forêt n'a pas'été propice, elle se rappelle qu'à une lieue ou deux une ferme isolée garde mal ses gallinacés, qu'un village et quelquefois une ville n'a qu'une police insouciante.
Source : Gallica

Portrait de Charles Gérard Charles Gérard Essai d'une faune historique des mammifères sauvages de l'Alsace (1871)

Cette allure pleine de grâce, c'est le manége étourdissant de la chasse, cette tête capricieuse, tendue avec inquiétude vers les quatre vents, est excitée par les désirs impitoyables. L'hermine cherche une proie ; elle quête un malheureux campagnol, une souris, un hamster, un rat d'eau, un oiseau innocent, un levraut et peut-être un lièvre, car elle n'est qu'un implacable carnassier, un chasseur sanguinaire, comme tous les animaux de sa famille.
Source : Gallica

Portrait de Charles Gérard Charles Gérard Essai d'une faune historique des mammifères sauvages de l'Alsace (1871)

Par son abondance et sa vulgarité, par la facilité et l'extrême modestie de sa chasse, le lièvre tombait par la force des choses en partage à la bourgeoisie, à la petite propriété, et devenait le gibier populaire. Les Romains, ces habiles politiques, avaient élevé la faculté de chasser à la hauteur d'un principe de droit naturel ; la capture et la destruction des bêtes sauvages furent rangées par eux au nombre des immunités originelles du genre humain.
Les Barbares, gourmands de venaison, et avides de supériorité territoriale, firent de la chasse une prérogative
de la race conquérante
Source : Gallica

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