Résumé

Pierre Garnier La Vénerie au XIXe siècle. Chasse des mammifères de France (1882)

Le corps du loup répand une odeur particulière qui est en horreur à tous les animaux et qui leur inspire la plus grande crainte.
La nature a doué ce carnassier des sens les plus fins : ouïe très bonne, vue perçante et odorat exquis. Elle lui a départi en outre une vigueur extraordinaire ainsi qu'un tempérament de fer. Sa marche, beaucoup plus uniforme et réglée que celle du chien, est en outre plus prompte, bien qu'à l'oeil elle semble plus lente ; si, dans les accoures, des lévriers l'ont manqué dans leur premier élan, ils ne peuvent jamais le rejoindre, tant son allure est rapide.
Source : Gallica

Pierre Garnier La Vénerie au XIXe siècle. Chasse des mammifères de France (1882)

Je ne vois rien d'extraordinaire à ce qu'un renard, qui entend venir la chasse d'un confrère et peut-être même, grâce à son extrême finesse d'ouïe, le pas de la bête de meute, se mette au guet pour la saisir au passage, comme aussi à ce que le renard-chasseur rosse d'importance le voleur qui court sur ses brisées et tente de lui enlever son gibier.
Source : Gallica

Pierre Garnier La Vénerie au XIXe siècle. Chasse des mammifères de France (1882)

Nous n'imiterons pas le silence de ce dernier, car, si cette ruse n'est point essentiellement dans les habitudes journalières du lièvre, comme on serait tenté de le croire par la lecture des ouvrages précités, elle n'en est pas moins digne d'examen, vu les difficultés qu'elle suscite aux chiens chaque fois qu'elle se présente.
On conçoit facilement du reste qu'un animal sans défense, désireux avec raison d'assurer son repos du jour, embrouille ses voies à l'infini; on peut donc dire que la nature semble avoir révélé au lièvre le proverbe bien connu : « Comme on fait son lit, on se couche. »
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature