Résumé

La chasse moderne : encyclopédie du chasseur… (1912)

Si l'auberge n'est pas loin, de sept à huit heures allez dîner, et laissez votre homme à la hutte. Mais si vous êtes en plein passage de gibier, emportez votre dîner avec vous, mangez sobrement, buvez moins encore, et veillez. Vous ferez, comme on dit au marais, « une belle nuit ».
Je ne sais pas de chasse qui parle davantage à l'âme. La nuit, où tout semble enseveli dans le silence du sommeil, c'est une autre nature qui, dans ce grand calme de la campagne muelle, sort de l'ombre et se révèle.
Source : Gallica

La chasse moderne : encyclopédie du chasseur… (1912)

Et les braves chiens de chamois, ces merveilles de la gent canine, intelligents et braves, risquant tous les jours leur vie, passionnés pour la chasse autant que nous, passant quelquefois deux ou trois jours dans des parois de rochers endiablées sans vouloir lâcher l'animal qu'ils y ont suivi, attendant toujours qu'on vienne les rejoindre pour les aider à vaincre ; on apprend à les aimer comme des compagnons auxquels on doit une bonne partie de son plaisir, comme on n'a jamais aimé le meilleur chien d'arrêt. Leur vie est une vie de tours de force.
Source : Gallica

La chasse moderne : encyclopédie du chasseur… (1912)

Le moment des abois est le plus émouvant de la journée. Le cerf est beau au milieu des chiens qu'il dépasse par sa haute taille. Tous les chasseurs sont là à pied, s'approchant pour mieux voir. La voix de la meute est devenue plus grave et forte ; on sent qu'elle donne le dernier assaut. Et dominant ce bruit, la fanfare de l'hallali sur pied, avec ses notes élevées, semble le cri de triomphe de quelque être surnaturel et sauvage. Les gens les plus froids n'entendent pas sans émotion ce rude concert.
Source : Gallica

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