Lièvre

Définition et enjeux

Charles-Jules Giraud,  Études ornithologiques (1857)

“ Après avoir recueilli mes souvenirs, interrogé un grand nombre d'amis, enfin après de savantes et laborieuses recherches, j'ai reconnu et constaté que la vie d'un lièvre était une suite non interrompue d'accidents bizarres plus ou moins intéressants, quelquefois tristes et presque toujours comiques; que tout chasseur, tout habitant des champs, avait au moins une histoire de lièvre à raconter, histoire où, quelle que soit d'ailleurs l'habileté du conteur, vous êtes sûr de trouver un côté plaisant. ”
Source : Gallica

Stanislas Martin,  Physiologie des substances alimentaires… (1853)

“ Le lièvre en vain, palpitant de frayeur, L'œil attentif et l'oreille étendue, S'est ramassé dans sa courte grosseur, Cachant son front sous sa patte velue, Pour échapper à son persécuteur.
Le lièvre se nourrit de feuilles, d'herbes, de racines, de fruits et de graines. Le mâle mange quelquefois ses petits.
Cet animal a une étrange destinée : il est doux, timide et inoffensif; il n'est l'ennemi de personne, et tout le monde, l'homme, le chien, le loup, le renard, les oiseaux de proie, le lapin même lui font la chasse.
”
Source : Gallica

Pierre Jean Baptiste Duchaussois,  Aux glaces polaires

“ Notre lièvre du Nordsèches collées au derme autant qu’aux os. Rossinante de lièvre, il pèse une plume. Écorché, bouilli, il fournit un ragoût raccorni, odorant le sapin, et dont un chien de France se détournerait. Manger du lièvre signifie, chez nous, misère vivante.
Et béni soit cependant notre lièvre ! Si minime soit-elle, sa valeur nutritive empêche de succomber. Huit mille lièvres ont sauvé la vie à cent personnes. Et même serait-il impossible de mourir de faim, au Mackenzie, s’il y avait toujours des lièvres.
”
Source : Wikisource

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