Maurice Rollinat,
Dans les brandes, poèmes et rondels
“ J’ai pour me divertir le bruit que font les merles, Avec leur voix aiguë égreneuse de perles ! Et de même qu’ils sont les rires des buissons, La petite grenouille est l’âme des cressons. La libellule vibre aux pointes des cressons. — Vague du spleen, en vain contre moi tu déferles ! Le soleil par degrés attiédit les buissons, Déjà sur les talus l’herbe a de chauds frissons, Et les petits cailloux luisent comme des perles ; La feuillée est alors toute noire de merles ! C’est à qui sifflera le plus parmi les merles ! ”
