Jean-Antoine At, Les fleurs de sainte Germaine (1896)
“ La Bergère est debout, les pieds nus, vêtue avec une simplicité pittoresque, radieuse, souriante; elle touche à peine à terre, tant elle est légère, spiritualisée et comme soulevée par l'inspiration. C'est sans doute une extase dans la prairie, au milieu de ses agneaux, tandis que sa houlette, ses fuseaux, mêlés aux fleurs, sont jetés ça et là sur l'herbe verdoyante. Ainsi interprétée, la Bergère, qui semble d'abord trop idéalisée, est vraie. C'est un ex-voto exécuté par le grand artiste, à la suite de la guérison de son neveu, obtenue par l'intercession de sainte Germaine. ”
