“ Mais vous, mon troupeau, — ainsi dit le Seigneur, l’Éternel : Voici, je juge entre brebis et brebis, entre béliers et boucs. 18. Est-ce trop peu pour vous de brouter le bon pâturage, pour que vous fouliez avec vos pieds le reste de votre pâturage ; — et de boire les eaux limpides [191] , pour que vous troubliez le reste avec vos pieds ? 19. Et mes brebis ont pour pâture ce que vos pieds ont foulé, et elles boivent ce que vos pieds ont troublé. 20. C’est pourquoi, ainsi leur dit le Seigneur, l’Éternel : Me voici, moi ; et je jugerai entre la brebis grasse et la brebis maigre. ”
Brebis
Définition et enjeux
La brebis, femelle du mouton (Ovis aries), occupe une place centrale dans l'histoire agricole et culturelle humaine. Depuis l'Antiquité, elle a nourri des réflexions diverses : chez Saint-Pol-Roux, elle symbolise la souffrance silencieuse, tandis que Petronius met en lumière son utilité paradoxale face à l'ingratitude humaine.
La Bible la place au cœur des paraboles, et des auteurs comme Léon Guérin insistent sur son rôle essentiel dans l'alimentation et la production textile. Son élevage, ancien et répandu à l'échelle mondiale, a façonné des économies et des traditions, de la toison d'or aux sacrifices religieux, illustrant une relation complexe entre l'homme et cet animal.
Citations sur la brebis
Victor Juhlin, Sais-tu? Oui.--Retiens. Non.--Apprends
“ LA BREBIS ET LE CHIEN La brebis et le chien, de tous les temps amis, Se racontaient un jour leur vie infortunée.Ah! disait la brebis, je pleure et je frémis Quand je songe aux malheurs de notre destinée. Toi, l'esclave de l'homme, adorant des ingrats, Toujours soumis, tendre et fidèle, Tu reçois pour prix de ton zèle Des coups et souvent le trépas. Moi qui tous les ans les habille, Qui leur donne du lait et qui fume leurs champs, Je vois chaque matin quelqu'un de ma famille Assassiné par ces méchants. Leurs confrères, les loups, dévorent ce qui reste. ”
Léon Guérin, Promenades au Jardin des plantes (1850)
“ Mais la brebis, cet animal si chétif en lui-même, est pour l'homme l'animal le plus précieux ; seul il peut suffire aux besoins de prémière nécessité ; il fournit tout à la fois la nourriture et le vêtement, sans compter les avantages particuliers que l'on sait tirer de son suif, de son lait, de sa peau, et même de ses boyaux, de ses os et de son fumier. Communément les brebis n'ont pas de cornes, mais elles ont sur la tête des sortes de petites bosses aux mêmes endroits où naissent les cornes des béliers. ”
