“ Dieu n’est pas une essence à part nous. Il n’est pas plus un foyer de lumière élevé au-dessus des cieux, comme le soleil au-dessus de la lune, qu’il n’est le pain consacré dans le calice d’or. Il est le soleil, et le pain, et les cieux et l’or du calice, et les éléments et la terre, et le cœur de l’homme. Il est en nous et hors de nous, nous sommes en lui et jamais hors de lui. Esprit universel, partout il se révèle à travers les voiles épais de la matière, et notre âme est un sanctuaire qu’il remplit de son essence, qu’il anime de son souffle et qu’il embrase quelquefois de son amour. ”
Collectif
Élements biographiques
Le "Collectif" incarne une diversité d'œuvres et de réflexions qui oscillent entre spiritualité, anarchisme et questionnements existentiels. À travers des textes comme l'Encyclopédie anarchiste ou La Revue de Paris, il explore la nature de Dieu en tant que force immanente, l'individu dans sa résistance à l'oppression, et l'âme humaine en quête de transcendance.
Ses écrits, mêlant poésie et prose, dévoilent une vision du monde où le divin et le matériel s'unissent, illustrée par des citations qui conjuguent mysticisme, critique sociale et méditation existentielle.
Citations de Collectif
Collectif, Encyclopédie anarchiste
“ Je suis la vapeur dans l’eau, la lumière dans le soleil et dans la lune, l’invocation dans les Védas, le son dans l’air, l’énergie masculine dans l’homme, le doux parfum dans la terre, l’éclat dans la flamme, la vie dans les animaux, le zèle dans le zélé, la semence éternelle de toute nature. Dans le corps, je suis l’âme et dans l’âme, l’intelligence. Quelle que soit la nature d’une chose, je la suis. Enfin, qu’est-il besoin d’accumuler tant de preuves de ma puissance ? Un seul atome émané de moi a produit l’univers, et je suis encore moi tout entier. ”
Collectif, La Méditerranée orientale
“ Chants de Janina, de Smyrne, de Constantinople, — chants traînants de l’Orient, — mélopées plaintives, — comme vous traînez mon âme après vous ! — Elle est fondue de votre musique, — et elle s’enroule sur vos ailes. Vous êtes les enfants d’une mère qui parle en vous et gémit, — et qui exhale de lourds parfums ; — son baiser lascif brûle ; — et elle adore le Destin et tremble, — l’âme toute chair, esclave dans un harem, — la Terre langoureuse de l’Orient. En vous pleure la misère des pauvres gens, — et tout en vous, même la joie, est plainte, — plainte amère et traînante. ”
