Collectif

Résumé

Collectif,  La Normandie

“ N’est-ce pas ce démon [12] que toute femme malheureuse a près d’elle et qui prend la forme d’un ange pour lui crier ces mots si doux au cœur de tous les êtres jeunes : l’Amour, le Bonheur, la Vie, la Jeunesse, autant de perspectives insaisissables, déjà disparues quand on croit les tenir, ou qui s’éloignent à l’infini, pareilles à ces mirages des grands déserts qui trompent et activent la fièvre des voyageurs. Que de victimes sur la route... ! Tous deux, G. Sand et Musset, tombèrent blessés sur le chemin de leur amour. ”
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Collectif,  La Normandie

“ George Sand se comprit mieux le jour où elle reconnut que tous ses instincts lui étaient venus de sa naissance « à cheval » entre deux classes, des contrastes de sa vie d’enfant, de son éducation tourmentée entre sa grand’mère, la vieille femme aux préjugés de noblesse imbue de philosophie, grande dame, et sa mère, la femme du siècle nouveau, presque femme du peuple. Toutefois, elle sut gré à sa mère de « n’avoir jamais démoli l’édifice enchanté de son imagination », et de lui avoir donné les premières notions de la vie « conformes aux besoins intellectuels que lui avait créés la nature [1] ». ”
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Collectif,  La Normandie

“ Mais d’autre part, comment ne pas accorder sa sympathie à la femme apaisée qui écrivait l’Histoire de ma Vie, à l’aïeule oublieuse d’elle-même, à la grand-mère attentive, uniquement préoccupée des joies et des peines de sa famille, vivant désormais d’affection et de « dévouements formidables ». « Nul ne peut se dispenser d’un très grand courage pour accepter la mission d’aimer, de souffrir et de se dévouer sans relâche. » [7] M. Claretie avait donc raison d’écrire que chez Mme Sand l’admirable bonté de l’aïeule a doucement, comme avec un sourire, réfuté les tirades mêmes de la révoltée. ”
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