Marie Louise Vincent

Résumé

Marie Louise Vincent George Sand et l’amour

Oui, elle a « tout, hormis l’amour ! », s’écrie Sténio. « Trenmor, vous qui connaissez Lélia, dites-moi si elle a connu l’amour ? Eh bien, si cela n’est pas, Lélia n’est pas un être complet... Cette étincelle divine, ce reflet du Très-Haut... sans lequel la beauté n’est qu’une image privée d’animation, l’amour ! Lélia ne l’a pas ! Qu’est-ce donc que Lélia ? Une ombre, un rêve, une idée tout au plus. Allez, où il n’y a pas d’amour, il n’y a pas de femme. »
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Marie Louise Vincent George Sand et l’amour

Sténio, par sa jeunesse, son ingénuité, sa candeur, son enthousiasme, a charmé Lélia, elle l’aime et vient de le déclarer à son confident le forçat : « Vous aimez Sténio ! Cela n’est pas et ne peut pas être... Encore une fois laissez l’enfant croître et vivre... Ne jetez pas votre haleine glacée sur ses belles journées de soleil et de printemps. N’espérez pas donner la vie, Lélia : la vie n’est plus en vous, il ne vous en reste que le regret ; bientôt, comme à moi, il ne vous en restera plus que le souvenir. »
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Marie Louise Vincent George Sand et l’amour

Lélia apparaît à Sténio comme une énigme : « Dis-moi si tu as la puissance d’aimer, si ton âme est de feu ou de glace ; si en me donnant à toi, comme j’ai fait, j’ai traité de ma perte ou de mon salut. » [10] . — « Vous souffrez, répond Lélia..., mais quelle noble et précieuse souffrance que celle d’aimer ! De combien de poésie n’est-elle pas la source ! Qu’elle est chaleureuse, qu’elle est productive la souffrance qu’on peut dire et dont on peut être plaint. » [11] .
Un mystère plane sur Lélia dès le début. Elle est dévorée par un mal qu’elle ne peut avouer.
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