Sœur

Définition et enjeux

Portrait de Eugène Berthoud Eugène Berthoud,  Mon frère et moi : souvenirs de jeunesse accompagnés de poésies d'Eugène Berthoud (1876)

“ Une sœur, mot divin, mot rempli de tendresse, Présent des cièux, Tu calmes les chagrins, tu chasses la tristesse De tous les yeux.
Tu détournes de nous une pensée amère, Une douleur, Et tu nous adoucis la perte d'une mère, Saint nom de sœur!.
Lorsque, sur le sentier pénible de la vie, Nous chancelons, Abreuvés de dégoûts, accablés par l'envie, Quand nous pleurons.
Quel regard tendre et pur dissipe les alarmes De notre cœur?
Quel ange de bonté vient essuyer nos larmes?
”
Source : Gallica

Marie-Françoise Lamarque,  Lettres à Véronique [par Mlle Marie-Françoise Lamarque… (1870)

“ D'après mon cœur, moi qui n'ai plus ma mère, je crois aussi d'après le vôtre, je ne vois que la Vierge Marie à qui je puisse dire véritablement : ma mère.
Vous ne prétendez nullement, je le sais, à ce titre de Mère. Vous appelerai-je ma sœur? J'ai une sœur, et je l'avoue, je l'aime et la vénère. Ma sœur, c'est la bonté même, le malheur extrême, la douleur incessante; elle est fille, sœur, épouse et surtout mère d'infortunes cruelles et d'immenses douleurs, et riche en même temps par descendance, ascendance et par acquisitions d'immortelles richesses. Oh! qu'elle est sublime, ma sœur !.
”
Source : Gallica

Portrait de Henri-Dominique Lacordaire Henri-Dominique Lacordaire,  Conférences de Notre-Dame de Paris… (1853-1855)

“ Ami, enfant de ta mère et frère de ta sœur, enfant de ta mère qui t'a mis au monde dans la continence sacrée du mariage, frère de ta sœur dont tu gardes et dont tu respires la vertu, ah ! ne déshonore pas en toi-même ce grand bien qui t'a fait homme. Sois chaste, ami, conserve dans une chair fragile l'honneur de ton âme, la source religieuse d'où s'épanche la vie et où fleurit l'amour. ”
Source : Gallica

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