Jean-Nicolas Bouilly

Élements biographiques

Portrait de Jean-Nicolas Bouilly Jean-Nicolas Bouilly,  Conseils à ma fille, par J.-N. Bouilly… (1813)

“ La mère de la jeune personne, profitant, en femme d'esprit, de cette occasion pour achever de détruire dans sa fille une étourderie qui pouvait nuire à sa réputation et faire prendre le change sur la bonté de son coeur, lui donna le conseil de ne jamais juger sur l'apparence; de songer que le vrai mérite se cache bien souvent sous les dehors de la simplicité, de la singularité même, et, lui désignant la robe de Mme Cottin, elle ajouta, du ton le plus aimable : « Vous le voyez, ma fille, on peut trouver, sous une feuille-morte, la fleur la plus brillante, un fruit délicieux. » ”
Source : Gallica

Portrait de Jean-Nicolas Bouilly Jean-Nicolas Bouilly,  Les Encouragements de la jeunesse… (1815)

“ Tantôt Bernardin de Saint-Pierre allait s'asseoir sur les bords du fleuve, et se laissait entraîner à la méditation la plus profonde, à la plus douce mélancolie; tantôt il portait ses pas vers la forêt de Sénart, et s'abandonnait à tout l'élan de son imagination, en parcourant les ravins et les sites sauvages qui s'offraient à ses regards.
Cette promenade avait pour lui plus d'attraits que toutes les autres. Il croyait y retrouver ces mornes escarpés, ces déserts silencieux de l'Afrique, où tant de fois il avait médité sur les secrets de la nature, et donné l'essor à
ses goûts solitaires.
”
Source : Gallica

Portrait de Jean-Nicolas Bouilly Jean-Nicolas Bouilly,  Léonore, ou l'amour conjugal

“ ENSEMBLE. LÉONORE, _à part._
Quelle souffrance ! Quel embarras ! Et qu’il m’en coûte hélas ! D’abuser de son innocence ! MARCELINE, _aussi à part._
Douce alliance ! Jour plein d’appas ! L’bonheur ne nous quittera pas : Oui, tout m’en offre l’assurance.
(_Pendant la ritournelle, Léonore tombe dans une profonde réverie) ._ MARCELINE.
Allons, te voilà encore tombé dans les rêveries ordinaires ; c’est singulier, comme tu passes tout-à-coup d’la joie à la tristesse.... On diroit, mon ami, que tu aurois des chagrins que tu voudrois cacher. LÉONORE.
Moi ! point du tout, je t’assure.
”
Source : Wikisource

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