Comtesse de Bassanville

Élements biographiques

Portrait de Comtesse de Bassanville Comtesse de Bassanville,  L'entrée dans le monde, ou les souvenirs de Germaine (1878)

“ A cette vue, le coeur de notre coquette bat avec violence ; elle se regarde avec admiration, se sourit, s'enivre de sa beauté ; mais un de ses regards ayant glissé sur les modestes vêtements qui la couvrent, elle rougit de honte ; et oubliant, ou plutôt méprisant sa bonne mère si vertueuse, si sainte, son vénérable père courbé sous le travail, elle reproche au ciel son humble naissance et maudit les liens qu'il a su former pour elle... En un mot, le démon de l'orgueil vient d'envahir son âme, et elle sent que pour elle il n'est plus ni repos ni bonheur loin de ces lieux enchantés. ”
Source : Gallica

Portrait de Comtesse de Bassanville Comtesse de Bassanville,  La Corbeille de fleurs... par Mme la Ctesse de Bassanville… (1847)

“ Lorsque Carina ouvrit la grille de la villa, Ninetta entendit son coeur retentir comme un écho qui lui envoyait des sons de douleur et de larmes. Un pressentiment funeste faillit la faire reculer et abandonner cette tâche de dévouement qu'elle s'était tracée; mais s'étant mise à genoux sur le seuil :
— Mon Dieu, s'écria-t-elle, bénissez-moi. N'est-ce pas suivre votre loi divine que soulager le malheur et la souffrance ? Je vous obéis, ô mon Dieu ! et si c'est pour moi une cause de chagrins et de larmes, que votre sainte volonté soit faite !
”
Source : Gallica

Portrait de Comtesse de Bassanville Comtesse de Bassanville,  Le soir et le matin de la vie, ou Conseils aux jeunes filles (1850)

“ N'était-ce point là une expiation de ses fautes que voulait lui imposer le ciel?
Pas un seul instant Thérèse ne faillit à la tâche pénible qu'elle s'était imposée. Jour et nuit auprès de son malade, elle s'était faite pour lui une mère vigilante et tendre ; voulant le distraire, elle souriait à travers ses larmes, elle le promenait dans la campagne, lui cueillait des fleurs dont la vue semblait lui plaire, lui chantait des chansons dont l'harmonie paraissait le toucher ; et comme un enfant docile, le vieillard suivait tous les ordres que lui donnait celle qui veillait sur lui sans cesse.
”
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature