Comtesse de Bassanville,
L'entrée dans le monde, ou les souvenirs de Germaine
(1878)
“ A cette vue, le coeur de notre coquette bat avec violence ; elle se regarde avec admiration, se sourit, s'enivre de sa beauté ; mais un de ses regards ayant glissé sur les modestes vêtements qui la couvrent, elle rougit de honte ; et oubliant, ou plutôt méprisant sa bonne mère si vertueuse, si sainte, son vénérable père courbé sous le travail, elle reproche au ciel son humble naissance et maudit les liens qu'il a su former pour elle... En un mot, le démon de l'orgueil vient d'envahir son âme, et elle sent que pour elle il n'est plus ni repos ni bonheur loin de ces lieux enchantés. ”

