Larmes

Définition et enjeux

Georges Rebuffat,  Toute la vie : les voluptés, les amours… (1891)

“ LES LARMES
Consolatrices, douces larmes, Vous êtes les uniques charmes Auxquels mon cœur puisse aspirer.
Malheureux, triste et solitaire, Il ne me reste plus, sur terre, Hélas! que deux yeux pour pleurer.
Coulez, larmes silencieuses, Amères, mais délicieuses, Et je bénirai mon destin; Quand mon mal redouble de rage, Coulez, je reprendrai courage;
Coulez, larmes, soir et matin.
Si du ciel la fraîche rosée Sur sa tige à demi brisée
Fait renaître la pâle fleur, Une larme est aussi puissante, Et de toute âme gémissante Elle adoucit l'âpre douleur.
”
Source : Gallica

Portrait de Johann Wolfgang von Goethe Johann Wolfgang von Goethe,  Faust

“ Comment es-tu si triste au milieu de la commune joie ? On voit à tes yeux que sûrement tu as pleuré.
— Si j’ai pleuré, solitaire, c’est d’une douleur qui n’afflige que moi ; et les larmes que je verse sont si douces, qu’elles me soulagent le cœur.
”
Source : Wikisource

Félicie Houry,  L'esprit de toutes choses (1873)

“ Ce don, où est-il ? partout ! il vit dans le cœur de l'humanité, ce sont les larmes ! Oh! qu'elles sont mystérieuses, sublimes pour qui sait les comprendre! Elles sortent d'un abîme profond que le regard de l'homme ne peut sonder... du cœur! Vous ne voyez que l'extérieur d'une larme, sa forme, sa physionomie qui varie se multiplie à chaque secousse causée par le chagrin ; ou bien vous vous absorbez
dans ce chagrin lui-même, sans découvrir le bien surnaturel qui en découle...
”
Source : Gallica

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