Georges Rebuffat, Toute la vie : les voluptés, les amours… (1891)
“ LES LARMES Consolatrices, douces larmes, Vous êtes les uniques charmes Auxquels mon cœur puisse aspirer. Malheureux, triste et solitaire, Il ne me reste plus, sur terre, Hélas! que deux yeux pour pleurer. Coulez, larmes silencieuses, Amères, mais délicieuses, Et je bénirai mon destin; Quand mon mal redouble de rage, Coulez, je reprendrai courage; Coulez, larmes, soir et matin. Si du ciel la fraîche rosée Sur sa tige à demi brisée Fait renaître la pâle fleur, Une larme est aussi puissante, Et de toute âme gémissante Elle adoucit l'âpre douleur. ”
