George Sand,
Histoire de ma vie
“ S’il m’aime un peu, qu’il me le dise et qu’il me console ! Je l’aimerai tant, moi ! Cette Madeleine, elle l’a vu, elle l’a touché, son beau rêve ! Elle a pleuré à ses pieds, elle les a essuyés de ses cheveux ! Où peut-on rencontrer encore une fois le divin Jésus ? Si quelqu’un le sait, qu’il me le dise, j’y courrai. Le beau mérite d’adorer un être parfait qui existe réellement ! Croit-on que si je l’avais connu, j’aurais été une pécheresse ? Est-ce que ce sont les sens qui entraînent ? Non, c’est la soif de toute autre chose ; c’est la rage de trouver l’amour vrai qui appelle et fuit toujours. ”
