George Sand

George Sand

La Filleule (1853)

Résumé

Portrait de George Sand George Sand,  La Filleule (1853)

“ La duchesse a un amant, elle ne s’avisera pas...
— Quoi ! s’écria Morenita, cette femme trompe mon père ?
— Ton père a bien trompé notre mère !
— Oh ! mon Dieu ! nous sommes les enfants du mal et du mensonge !
— Qu’importe ? il y a une chose vraie, c’est que nous nous aimons, nous deux.
— Je n’aime plus que toi, mon frère, dit Morenita en faisant un effort de volonté pour arracher Stéphen de son âme avec cette parole. Mais dis-moi donc comment tu sais tout ce que tu m’apprends et comment tu savais que nous viendrions ici.
”
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Portrait de George Sand George Sand,  La Filleule (1853)

“ Le duc de Florès n’est pas mon père ! dit Morenita avec force. Il me l’a dit, je dois le croire. Il n’a aucun droit sur moi. Je n’ai qu’une parente, qu’une mère, qu’une tutrice, c’est votre femme, mon parrain, c’est mamita bien-aimée. Les lois ne me font dépendre d’aucune autorité. Mon cœur est libre de choisir celle qu’il me convient de regarder comme légitime et sacrée. Allons, mon parrain, retournez vers mamita, ajouta-t-elle. Dites-lui que j’arrive ; nous vous suivrons de près, mon frère et moi. ”
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Portrait de George Sand George Sand,  La Filleule (1853)

“ Oh ! quel talent, quelle âme, quel charme ! Voilà la seule de ses grandes facultés que je sois un peu capable de comprendre, moi ! Pour le reste j’admire sur parole. Mais la musique, c’est une chose que je sens, que je possède dans mon cœur, comme lui, quoi qu’il en dise, et quoique je ne la possède pas encore dans ma tête, comme Schwartz. Non, non, je ne l’ai pas seulement au bout des doigts, comme ils le prétendent, cet art divin ! Mon cher Stéphen l’a fait passer aujourd’hui dans tout mon être. J’étais émue, brisée, j’avais envie de pleurer, je tremblais. ”
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