George Sand,
Césarine Dietrich
(1870)
“ Il aime mon cœur, et il ne fait plus cas de ma figure ; il y est trop habitué. L’amitié ne compte pas les cheveux blancs quand ils se mettent à pousser. Il m’aimera vieille, il m’aimera laide, je le sais, j’en suis fière ; mais c’est toujours de l’amitié, et je m’en contenterais, si j’étais bien sûre qu’il n’est pas capable de connaître l’amour. Il le dit. Il jure qu’il ne sait pas ce que c’est que de s’attacher à une femme parce qu’elle a de beaux yeux ou de belles robes... — Je crois, dit Césarine en souriant d’une façon singulière, qu’il vous dit la vérité. ”
