Camille Henry

Résumé

Camille Henry Une nouvelle Madeleine (1862)

Reviens donc à la vie, O mon bien-aimé, pour que nous puissions nous bercer du doux et brûlant espoir de confondre un jour nos âmes en une étreinte, comme nous la confondons maintenant dans nos pensées. Reviens, reviens, ô Maurice, mais sache que si le plus malheureux des destins t'enlevait de ce monde sans m'en arracher aussi, sache, ô ma vie, mon âme, mon tout, que jamais mon coeur ne s'ouvrira à aucun autre sentiment, que mon âme restera unie à la tienne. Eva te le jure, elle est et sera éternellement à loi.
Source : Gallica

Camille Henry Une nouvelle Madeleine (1862)

Milio...
— N'achevez pas, de grâce, Adhemaro ; par pitié, ne me faites pas lire au fond de mon coeur, ne me faites pas voir que je suis un monstre d'ingratitude, de noirceur, et combien je devrais aimer....
- Ce n'est ni votre faute ni la sienne : il y a des êtres que le hasard réunit, mais qui ne sont pas faits pour vivre ensemble ; quels que soient leurs efforts
pour s'aimer, s'unir par le coeur, ils échouent tous devant l'impossible; le feu qui brûle chez l'un, fût-il un incendie, ne ferait pas jaillir chez l'autre une étincelle.
Source : Gallica

Camille Henry Une nouvelle Madeleine (1862)

« Je vous ai obéi, Eva, vous le voyez.
— En tout?
— En tout; vraiment ; la dernière partie seule m'a coûté : me récompenserez-vous,... me soutiendrezvous du moins, veux-je dire, par un peu d'amitié?
— Je vous le promets, dis-je, plus émue que je ne voulais.
— Quand vous verrai-je maintenant? dit-il.
— Vous me trouverez presqu'à toute heure chez moi, répondis-je; mais la causerie sera désormais difficile entre nous.
- Milio ne va-t-il pas au cercle après le dîner?
— Milio ne me quitte jamais, » répondi-je avec un accent qui fit relever la tête à mon beau-frère.
Source : Gallica

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