Résumé

Louise Lemercier La Camériste, roman de moeurs, par Mme Louise Lemercier… (1835)

Durosier, et que là, les deux mères avalent disposé de leurs enfans.
— Tu sais, ajouta Augustine, combien madame Duhamel est riche, eh bien! elle donne toute sa fortune à Zoé, pour que mon frère l'épouse.
— Cela ne sera pas, dit Alexis, oh non ! ma mère peut disposer de ma vie, mais de mon coeur, jamais.
— Ainsi vous n'aimez pas Zoé, dis-je, toute joyeuse ?
— Lui ? repartit Augustine, impossible, puisqu'il t'aime et ne veut aimer que toi.
— Vous m'aimez ! oh ! que je suis heureuse ! Cet aveu si naïf fut suivi de larmes que la joie faisait couler, et du serment de nous aimer toujours.
Source : Gallica

Louise Lemercier La Camériste, roman de moeurs, par Mme Louise Lemercier… (1835)

LA CAMERISTE. 257
sa gaîté se fut un peu calmée, je lui demandai ce que contenait cette lettre pour m'avoir fait perdre ma place, il me la lut.
— Ainsi elle ne vous aimait pas?
— Oh ! que si, et je suis bien certain que le billet qui devait m'être adressé, et que tu as laissé brûler comme une sotte, devait contenir des tendresses sans fin. Vois-tu, Julie, quand des gens comme nous se décident à faire la cour à une coquette, ils savent d'avance ce qui les attend. Après tout, que m'importe qu'elle aime ou non le baron? Ce n'est pas à son coeur que j'en veux, mais à sa fortune.
Source : Gallica

Louise Lemercier La Camériste, roman de moeurs, par Mme Louise Lemercier… (1835)

La plus jeune fut pauvrement mariée au comte de Sainte-Croix dont les parens avaient tout perdu à la révolution, et la comtesse, qui aimait son mari, ne se plaignit jamais de sa fortune plus que médiocre. Une fille vint embellir son heureux ménage, et le bonheur eût été pour elle sans fin, si elle avait pu arracher à la mort le père de son Emilie. Mariée au marquis de Beaucerf la soeur de ma maîtresse eut en partage la richesse, mais du bonheur point.
Source : Gallica

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