Résumé

Louise Lemercier Marguerite de Beaumesnil, par Mme Louise Lemercier… (1833)

Croismoi, Clémentine, et Dubois me l'a souvent répété, si Dieu n'avait puni mon père, mon oncle, chez qui un profond sentiment de justice et d'honneur exalte avec violence le sentiment de la colère, mon oncle s'en serait chargé. Ce Gustave, que je dois le haïr ! il me semble sentir encore sur mes joues l'empreinte humiliante de ses baisers, autour de mon corps l'étreinte de ses bras. M'aimait-il celui qui me respectait si peu? eh bien ! le croiras-tu ? cet homme trouve un coeur de femme qui l'excuse !
Source : Gallica

Louise Lemercier Marguerite de Beaumesnil, par Mme Louise Lemercier… (1833)

Marguerite.
— Toi, c'est facile à deviner..... indépendamment de ta jolie personne, tu es riche, richissime: on court d'abord chez ton oncle pour ta fortune, puis on voit tes beaux yeux, et alors la fortune n'est plus qu'un objet secondaire.
— Ne crois pas cela, répondit Marguerite.
— Soit : admettons que la fortune fasse sur le coeur de nos adorateurs plus d'impression que la beauté : alors pourquoi demande-t-on en mariage celles qui ne sont ni riches ni belles?...
Source : Gallica

Louise Lemercier Marguerite de Beaumesnil, par Mme Louise Lemercier… (1833)

Tu m'as trompé, Gustave, me dit-il à la fin, et tu t'es desservi toi-même ; ce n'est pas Eugénie que tu aimes, c'est Marguerite ; je le vois, mais trop tard : le mal est fait. Nous resterons amis, je l'espère , mais ne me demande pas de renoncer à elle. Je ne te le cache pas, je ferai tout pour me faire aimer. Puis il ajouta en me serrant la main avec force : Si tu es plus heureux que moi, Gustave , je n'en resterai pas moins ton ami. Que la guerre soit franche entre nous et la résignation complète.
Source : Gallica

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