Georgiana Fullerton,
La comtesse de Bonneval : histoire du temps de Louis XIV
(1857)
“ Quand le comte de Bonneval lui baisa la main, elle rougit et dit d'une voix claire, quoique un peu émue : — Mon cousin, je rends grâce à Dieu de votre heureux retour et du bonheur de madame votre mère. — Vous êtes aimable, ma cousine, répondit le comte en souriant, d'appeler mon retour heureux : il ne peut l'être que pour moi et pour quelques amis d'enfance. Mes quarante ans... un long exil... — Mon cousin, interrompit Judith, les exploits sont toujours jeunes, et les hommes tels que vous n'ont que l'âge de leur mérite. M. de Bonneval s'inclina avec un geste à la fois noble et gracieux ”
