Louise Boyeldieu d'Auvigny

Résumé

Louise Boyeldieu d'Auvigny Deux Ménages d'ouvriers (1852)

Ce moi fut accentué d'un ton si plein de reproches, que le coeur du pauvre Antoine se serra. Il prit les deux mains de sa femme... « Jacobine, lui dit-il avec la plus grande douceur, tu as tort, crois-moi, d'envier quelque chose à ta cousine. Je t'aime de toutes les forces de mon âme; je ferais tout au inonde pour t'épargner une peine, un chagrin; tant que Dieu me laissera mes deux bras je travaillerai, tu ne manqueras de rien, je te le jure, mais ne me demande pas l'impossible, ne me demande pas du superflu... tu sais que nous ne sommes pas assez riches pour cela... »
Source : Gallica

Louise Boyeldieu d'Auvigny Deux Ménages d'ouvriers (1852)

Anatole avait deviné le sujet de la haine de Bastien; il admira la sauvage énergie du brave ouvrier qui, après avoir voulu venger son honneur, aimait mieux se laisser condamner que d'accuser sa soeur. Il devait imiter son noble silence et respecter la réputation de celle qu'il voulait nommer sa femme; songeant qu'il pourrait plus tard obtenir la grâce de Bastien, il lui fit parvenir le petit billet que nous avons cité, après lui avoir ménagé une entrevue particulière avec Hélène; puis il songea à la lettre confiée au père Gouju, et c'est ce qui faisait le désespoir du digne homme.
Source : Gallica

Louise Boyeldieu d'Auvigny Deux Ménages d'ouvriers (1852)

Mais lui, comme tous les hommes sensés, ne demande pas ce qu'Hélène appelle la régénération de la femme; il ne veut pas qu'elle remplisse des fonctions publiques; loin de là, Dieu nous a faites pour la vie intérieure, pour les douces occupations du foyer. S'il nous a faites faibles et délicates, c'est pour nous montrer que nos devoirs sont doux et faciles à accomplir. Ne serait-il pas beau de voir une femme aller discuter dans un club ou dans une assemblée de la nation, commander une armée et même juger des criminels, quand toute notre fonction doit être de les consoler?...
Source : Gallica

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