Albert Dupuit, Pauline Tardivau : étude de la vie de province (1883)
“ Enfant ! reprit gravement Pauline ; il n'y a que la mort qui donne la liberté à celui qui reste. – Que s'est-il donc passé ? reprit Paul ; toi qui m'écrivais que mon affection était le seul bonheur de ta vie, que moi seul te donnais la force de vivre ; toi qui m'as dit que tu m'aimais ! – Je me trompais moi-même, répondit Pauline ; l'excès de ma douleur me faisait croire que je n'aimais plus Léon, et quand j'ai vu que notre amourette devenait sérieuse j'ai compris la faute que j'avais commise. – Et tu as cru peut-être que je cesserais de t'aimer ? Jamais, jamais, entends-tu bien, Pauline ? ”
