Gertrude

Définition et enjeux

Gérald,  La faute de Germaine ; La buissonnière… (1883)

“ Gertrude était jeune, elle était belle ; mais la jeunesse et la beauté étaient pour elle des dons si inutiles qu'elle semblait ignorer qu'elle les possédât. Elle ne faisait jamais aucune allusion à sa position et portait la vie sans se plaindre. Elle était sérieuse sans être triste : un rien l'amusait.
Elle avait par moment de ces gaietés naïves, de ces joies d'enfant, comme on en voit à ceux qui se contentent de peu parce qu'ils ne demandent rien : facile sérénité qui se rencontre si souvent chez les soeurs de charité, ces saintes modestes entre toutes.
”
Source : Gallica

Portrait de André Gide André Gide,  La Symphonie pastorale (1919)

“ Vous vous méprenez étrangement si vous pensez qu’il entre quoi que ce soit de répréhensible, je ne dis pas seulement dans ma conduite, mais dans mon dessein même et dans le secret de mon cœur. J’aime Gertrude, et je la respecte, vous dis-je, autant que je l’aime. L’idée de la troubler, d’abuser de son innocence et de sa cécité me paraît aussi abominable qu’à vous. ”
Source : Wikisource

Julius von der Traun,  Le Gars de Bergen, d'après une légende… (1885)

“ Entends-tu les cris de joie de l'enfant et de la mère? Vois-tu comme leurs lèvres embrassent à l'envi cette bouche bien-aimée? Le voilà, mon rêve ! Si je pouvais le chanter comme l'oiseau, si je pouvais le murmurer comme le feuillage agité par la brise; je pourrais aussi confesser au prêtre ce qui tourmente mon cœur. C'est là ce qu'il est impossible de rendre par des paroles, et c'est pour cela, ma bonne Gertrude, que toi non plus tu ne peux me comprendre !
Mais la bonne vieille Gertrude avait fort bien
compris cette fois.
”
Source : Gallica

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