Résumé

Adrien Linden Petites histoires de mon grand-père

A neuf heures, la promenade était finie et Marguerite, un peu fatiguée, fut tout aise de retrouver sa couchette.
La maman déshabilla sa blondine et lui passa sa robe de nuit.
Vous croyez, peut-être, que Marguerite, à cause de sa lassitude, oublia de faire sa prière? Détrompez-vous.
La voilà qui prie tout haut.
Le bon Dieu l'écoute, sa maman aussi; faisons de même :
« Mon Dieu, je vous aime de tout mon cœur et je vous remercie de m'avoir donné de si bons parents; accordez ce bonheur à tous les autres enfants. Ainsi soit-il. »
Source : Gallica

Adrien Linden Petites histoires de mon grand-père

Réveille-toi, blonde Marguerite, il fait grand jour et les oiseaux chantent depuis longtemps sous ta fenêtre.
La petite fille ouvre les yeux en souriant; puis étendant ses bras potelés, elle attire sa maman vers son cœur et la couvre de baisers :
— Je t'aime, bonne petite mère !
Telle est la première parole de Marguerite. La maman enlève la gentille enfant de sa couchette et la pose sur ses genoux.
Aussitôt que Marguerite fut réveillée, sa maman l'enleva de sa couchette et la posa sur ses genoux.
(JOIE DE LA MAISON)
Ensuite, elle baigne son joli visage avec de l'eau bien fraîche.
Source : Gallica

Adrien Linden Petites histoires de mon grand-père

La voilà qui pleure, la pauvre mignonne.
— Elle vous a marché sur le pied en venant vous embrasser. C'est vraiment un grand malheur ! Oui, dites plutôt que vous avez cédé à votre impatience ordinaire : ce défaut vous rendra détestable.
— Vous regrettez votre conduite; c'est fort bien, mais tous les regrets du monde n'effacent pas le mal qui est fait.
Vous avez raison de caresser et de consoler votre jeune amie, sans quoi ces demoiselles pourraient douter de la bonté de votre cœur. Marguerite sourit à travers ses larmes: elle
vous pardonne et ne vous en veut plus du tout, la chère blondine.
Source : Gallica

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