Parapluie

Définition et enjeux

Portrait de Pétrus Borel Pétrus Borel,  Champavert, contes immoraux (1872)

“ Un parapluie! sublimé-doux de la civilisation, blason parlant, incarnation, quintessence et symbole de notre époque! Un parapluie!... misérable transsubstantiation de la cape et de l'épée ! — Un parapluie !... Laurent, tu m'insultes ! Adieu !
Battu par un grain de vent et par une pluie tombant sans interruption, vrai stoch-fisch détrempé aux frais du ciel, voilà notre carabin, heurtant à l'huis clos d'une maison bordant la ruelle étriquée et déserte de Saint-Jean ou Saint-Nicolas, en contre-bas des boulevarts Saint-Martin. Le pauvre diable ruisselait l'eau comme un pot qu'on renverse.
”
Source : Gallica

Collectif,  Paris, ou le livre des cent-et-un…

“ Acheter un parapluie pour elle ? – Non, un parapluie pour toi, Eugène. »
Il me regarda plus stupéfait encore. – « Allons, tu te moques ! s’écria-t-il. Quel rapport peut avoir un parapluie avec une grisette ? – Si nous étions en hiver, repris-je, je ne te donnerais pas ce conseil. Mais par le beau temps qu’il fait, un parapluie est de toute nécessité. Achète un parapluie – Dans le printemps, quand l’air est pur et le soleil magnifique ? – Tout juste, dans le printemps, quand l’air est pur et le soleil magnifique. À quoi te servirait un parapluie par les temps de pluie ? »
”
Source : Wikisource

Portrait de Delphine de Girardin Delphine de Girardin,  Lettres parisiennes

“ En France, le parapluie est monotone. Ce n’est pas comme en Italie ; là, quelle indépendance ! des parapluies rouges, verts, bleus, jaunes, roses, orange, pistache. La foule, ainsi abritée, ressemble à un parterre de riches anémones. Chez nous, le parapluie est sévère, il n’a rien de flatteur aux yeux ; on voit qu’il ne sort qu’au jour de tristesse ; son nom le dit : parapluie. ”
Source : Wikisource

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