Résumé

Ernest d' Hervilly L'Ile des parapluies, aventures du gâte-sauce Talmouse (1890)

Quelque chose, soudain, dans les rides de la mer, prononcées et distinctes autour des premiers écueils de l'île, frappa les yeux de Talmouse d'une façon particulière.
— C'est drôle! on dirait, là-bas, près du Donjon, que les îlots noirs jouent à saute-mouton, et cette nuée de papillons blancs qui courent sur les rochers ont bien l'air de nos Malpeignés en déroute. Qu'est-ce qui se passe donc, là-bas? Si c'étaient des marsouins, je ne les verrais pas de si loin. Je distingue comme des jets de fumée audessus de l'eau, pourtant, et ça me rappelle les souffleurs que j'ai vus à bord du Corbeau.
Source : Gallica

Ernest d' Hervilly L'Ile des parapluies, aventures du gâte-sauce Talmouse (1890)

La masse se mit à jeter des abois lamentables.
« C'était à croire, assurait Col-Raide, que j'avais marché sur la patte d'un chien de taille prodigieuse. » La masse aboyante se mit à fuir, mais péniblement, par saccades étranges. Col-Raide finit par distinguer, et reconnaître, à moitié mort de peur, l'animal qu'il avait dérangé dans son sommeil. C'était un phoque énorme.
— Un phoque qui aboie, comme ça, c'est une Otarie, dit Talmouse. Je connais ça. Il y en a au Jardin des Plantes. Ce n'est pas méchant.
— Heureusement, continua Col-Raide. Mais
c'est effrayant.
Source : Gallica

Ernest d' Hervilly L'Ile des parapluies, aventures du gâte-sauce Talmouse (1890)

Col-Raide, imité par Talmouse, ferma son parapluie et présenta les armes.
En même temps, il poussa trois hurrahs retentissants.
Miston se sauva à toutes pattes en les entendant. Mais, de loin, il s'accroupit et regarda les trois naufragés d'un air qui semblait dire : — « Ils sont devenus fous. »
— Miston perd la tête, disait Col-Raide de son côté. Il ne vient pas nous caresser. Il se sauve quand je l'appelle. C'est le chat de Jean de Nivelle, à présent.
— Pardine! Elle s'ennuie, à la fin, c'te pauvre bête. Il n'y a pas un rat ici !
Source : Gallica

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