Pierre Mille,
Caillou et Tili
(1911)
“ A ce moment même la frégate, la belle vieille frégate surannée, avec ses trois mâts, sa voilure frémissante, sa façon d’aller comme par coups d’aile, se rapprocha, majestueuse, tanguant un peu, pointant son étrave dans l’eau pâle. Le vent fraîchit, ses voiles s’emplirent de ce grand souffle, elle se pencha, accentuant sa bordée...— Ah !...Tous avaient crié. La sirène dorée, comme intelligente, heurta de sa queue de poisson, par le travers de bâbord, l’engin perfectionné. Le sous-marin trembla sous le choc, redressa son avant, puis fit la cuiller, donna du nez et sombra ! On ne vit plus rien. ”
