Résumé

Adolphe Desjardins Campagne de la frégate "la Manche" dans les mers de l'Inde (1843)

La prise de l'île Bourbon, malgré les combats glorieux livrés à l'ennemi, devait entraîner la perte de la colonie de l'Ile-de-France, résolue par la haine, l'orgueil humilié et par les pertes qu'elle occasionait aux Anglais. Nous voyions s'augmenter journellement le nombre des croiseurs autour de l'île. On savait que la réunion d'une grande quantité de bâtimens de transport avait lieu à Rodrigue. Plusieurs fois l'ennemi était venu sonder sur les côtes de l'île : tout annonçait
qu'il se préparait une attaque sérieuse contre nous.
Source : Gallica

Adolphe Desjardins Campagne de la frégate "la Manche" dans les mers de l'Inde (1843)

Avec cette batterie improvisée, on domina le feu de la Magicienne.
Cette première nuit fut terrible à passer ; on craignait que, dans les intervalles que l'ennemi mettait dans sa défense, il ne parvint à se mettre à flot, pour profiter, au jour, de la position de nos bâtimens. C'était sous une voûte de feu que l'on faissait passer les munitions de la Minerve à la Bellone, et le vent renvoyait sur les frégates les valets enflammés.
Source : Gallica

Adolphe Desjardins Campagne de la frégate "la Manche" dans les mers de l'Inde (1843)

Nous appareillâmes de cette rade pour notre destination ; mais ayant manqué l'entrée de Morlaix, nous décidâmes le capitaine anglais à laisser arriver pour Cherbourg, où nous mouillâmes le 9 mars 1811.
La perte de la colonie de l'Ile-de-France ne peut empêcher les divisions françaises de séjourner longtemps dans ces mers, sans être obligés de rentrer en Europe : partout on peut démâter ses bas-mâts, s'en procurer d'autres, les jumeler, se procurer des mâts de hune de rechange, réparer ses vergues et son grément, ainsi que nous l'avons tous fait.
Source : Gallica

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