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Définition et enjeux

Elphège Adalbert René de Cotret,  Les voies de l’amour

“ Ne trouvez pas étrange que je prenne mon enfant sur mes genoux. Pour vous c’est une grande fille, mais pour moi c’est toujours le bébé que mon insouciance et ma folie ont privé des caresses d’une mère, de cette mère qui l’aurait bercée toujours dans cette même chaise que j’occupe et qui me vient de mes ancêtres et dans laquelle ma propre mère aimait tant me bercer. ”
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Elphège Adalbert René de Cotret,  Les voies de l’amour

“ Je la mettais debout sur le perron, jetant des miettes de pain ou des grains de blé aux nombreux poussins qui becquetaient les perles de ses souliers ou se faufilaient dans les plis de sa robe, s’étalant en un large cercle autour d’elle. Près d’elle, j’essayais de reproduire l’image d’un beau jeune homme qui l’aurait contemplée avec ravissement, tout prêt à lui tendre les bras pour l’enlacer dans un élan d’amour. J’aurais voulu mettre sur la bouche du jeune homme un sourire invitant et dans ses yeux l’appel qui fit passer un frisson sur la peau sensible de la jeune fille. ”
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Elphège Adalbert René de Cotret,  Les voies de l’amour

“ Tous les soirs j’ai voulu remplacer la mère de ma fille que j’endors comme ma mère m’endormait dans cette grande berceuse. Ce soir je veux ma fille sur mes genoux. Je lui dirai des chants plus plaintifs, mais sa présence me donnera du courage. Quand la douleur et le chagrin me feront verser des larmes, je la presserai sur mon cœur, j’en éprouverai un soulagement. Si elle-même en ressent trop de peine, je la bercerai comme ma mère me berçait et comme je la berce toujours pour l’endormir. ”
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