François Fabié,
Souvenirs d'enfance et d'études
(1925)
“ Les fleurs, les nids, les essaims y abondèrent. Et quelle jolie musique que celle des moulins en train, de la scierie en branle, de la cascade du déversoir qui, la nuit, berçait mon sommeil d'enfant, et, le jour, m'attirait vers sa nappe étincelante, rayée parfois du bond d'une truite qui s'efforçait de remonter à l'étang, parfois du plongeon du matin-pêcheur, ou drapée de l'écharpe multicolore de l'ar-en-ciel ! Mais l'automne arriva, et mes sept ans avec lui : il fallut songer à l'école. On n'y allait alors qu'à cet âge-là, et à partir de la Toussaint. ”
