Résumé

Portrait de P.-J. Stahl P.-J. Stahl Les quatre peurs de notre général… (1884)

Le Jardin des Roses était pour moi le seul concurrent sérieux de la cour de l'hôpital de tante Marie, et savez-vous pourquoi, entre autres raisons c'était, non parce qu'il était le lieu le plus fleuri et le plus embaumé que j'eusse jamais imaginé, non parce que j'en rapportais toujours d'admirables bouquets pour ma mère, pour tante Marie et pour sa chapelle, non parce qu'il était bordé dans toute sa largeur par une jolie petite rivière, mais parce que, sur cette petite rivière, mon oncle Antoine, pour faire honneur à son frère le marin, entretenait un
très coquet petit bateau.
Source : Gallica

Portrait de P.-J. Stahl P.-J. Stahl Les quatre peurs de notre général… (1884)

Je me prêtai donc tout d'abord de très mauvaise grâce aux soins du docteur. Il s'opiniâtrait, lui, à me tirer d'affaire; je
lui refusais, moi, la satisfaction de in'extraire la balle qui s'était logée dans ma poitrine. « A quoi bon me tracasser, lui disais-je? Je ne retrouverai jamais l'usage de ma jambe, je ne pourrai plus faire campagne. Je suis seul au monde, il ne me reste plus un parent pour me pleurer, laissez-moi mourir tranquille, laissez-moi aller retrouver là-haut les chers êtres qui m'ont aimé constamment ici-bas, mon père, ma mère, ma tante et mon oncle. »
Source : Gallica

Portrait de P.-J. Stahl P.-J. Stahl Les quatre peurs de notre général… (1884)

Si je suis devenu un lapin, dit le général en rallumant son cigare, je n'en sais rien, mais ce que je sais, c'est que, dans toute ma vie militaire, je n'ai jamais eu plus de mal que ce jour-là à n'être pas, jusqu'au dernier moment, devant cette première rencontre avec la mort, un fier poltron. — Après ça, nous le savons tous, le courage consiste aussi à surmonter la peur.
Source : Gallica

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