“ Alexandre Auguste, que les dieux te conservent ! Honneur à ta modestie, à ta prudence, à ton innocence, à ta chasteté ! Nous jugeons par là de ce que tu dois être un jour. Nous augurons bien de toi. Par toi, le sénat aura élu de bons princes ; par toi, le jugement du sénat aura été le meilleur possible. Alexandre Auguste, que les dieux te conservent ! Qu’Alexandre Auguste fasse la dédicace des temples des Antonins ! Notre César, notre Auguste, notre empereur, que les dieux te conservent ! À toi la victoire ! à toi la santé ! puissent se prolonger les années de ton règne ! ”
Auguste
Définition et enjeux
Auguste, figure centrale de l'histoire romaine, incarne la transition de la République à l'Empire. Les textes examinent sa légitimité divine, son rôle de chef politique et sa réputation de vertu, comme en témoignent les invocations fréquentes de ses qualités dans Histoire Auguste.
D'autres approches, comme celle de Frédéric Masson, mettent l'accent sur l'aspect personnel de son règne, tandis que Louise Guinard le présente comme un être céleste. Ce thème, ancré dans l'Empire romain, révèle des tensions entre autorité et divinité, tradition et modernité.
Citations sur “Auguste”
“ Tacite auguste, que les dieux vous protégent ! c’est vous que nous choisissons, que nous faisons empereur ! à vous la direction de la république et du monde entier ! Recevez l’empire des mains du sénat : il est bien dû à votre naissance, à vos vertus, à vos talents. N’est-ce pas justice que le prince du sénat soit nommé auguste ? n’est-ce pas justice de nommer empereur celui à qui appartient le droit de parler le premier ? Qui gouvernerait mieux qu’un homme sage, mieux qu’un homme lettré ? ”
“ Je rends donc des actions de grâces aux dieux immortels; je les rends au nom de la république tout entière; et je m’adresse à vous, Tacite auguste, je vous prie, je vous supplie, je vous adjure avec confiance, au nom des lois de notre commune patrie, si les destins vous enlevaient avant que Vos fils eussent atteint l’âge viril, de ne les pas désigner pour vos successeurs, et de ne pas disposer de l’empire, du sénat et du peuple romain, comme vous feriez de vos domaines, de vos colons et de vos esclaves. ”
Frédéric Masson,
Revue des Deux Mondes
“ Auguste n’a jamais été mieux ni plus fraîche. Autrement, sois-en bien sûr, ce n’est pas de ma santé que je me serais occupée. J’ai reçu, depuis que je suis à Aix, trois lettres de toi, du 15, du 19 et du 21. Je suis touchée de l’intérêt avec lequel l’Empereur t’a parlé de moi. Il sait qu’il n’y a pas de cœur qui lui soit plus dévoué que le mien. ”
“ Mais, par le nom d’Auguste ! ce n’est pas moi qui suis dieu : l’apothéose est une gloire vaine des ombres. Je vis ! Mes os agitent harmonieusement encore les nombres de toutes leurs faces. C’est Auguste. Il est tout en bronze au bout de l’Épine du Plus-Grand-Cirque, et on le voile, lui, à chaque égorgement des jeux. ”
Édouard Le Segretain Du Patis, Auguste et Victorine, ou les Deux violettes… (1871)
“ Empressons-nous de rendre la parole à celui qui le connaissait mieux que personne : « Auguste, dit-il, ne rencontrait nulle part des images ou des statues de la Sainte Vierge, sans leur donner un signe de dévotion ; dévotion qu'il avait sucée avec le lait et apportée de Laval. Les profondes racines qu'elle avait poussées dans l'âme de cet enfant prédestiné prouvaient qu'elle datait de loin et qu'on en avait nourri son enfance. Elle a été l'une des précieuses semences qu'il a eu la mission de communiquer au pensionnat de Fribourg et d'y faire fructifier. » ”
Louise Guinard, Femmes-Poëtes de la France
“ Mon bien-aimé, mon Auguste aux traits d’ange. Quitte pour moi la céleste phalange Un peu de temps ! De ton aspect mon âme est altérée, Je veux revoir ton image adorée ; Viens, je t’attends ! Si Dieu permet aux âmes bienheureuses D’entendre au ciel des plaintes douloureuses Monter la voix, Tu peux me voir, et tu m’entends sans doute ”
Théophile Gautier,
La Comédie de la Mort
“ Un auguste reflet de leur oeuvre divine S'attache à leur personne et leur dore le front, Et le ciel qu'ils ont vu, dans leurs yeux se devine.Les nuits suivront les jours et se succéderont, Avant que leurs regards et leurs bras ne s'abaissent, Et leurs pieds, de longtemps, ne se raffermiront.Tous nos palais sous eux s'éteignent et s'affaissent; Leur âme, à la coupole, où leur oeuvre reluit, Revole, et ce ne sont que leurs corps qu'ils nous laissent.Notre jour leur paraît plus sombre que la nuit ”
Louis Dumonteil, Mademoiselle de Chaulieu, ou le Premier livre d'une femme auteur… (1860)
“ Auguste a douze ans de plus que vous. C'est immense à notre âge. Sa santé est délicate. Sa précieuse amitié peut vous manquer tout-à-coup. Vous seriez bien seule dans la vie ! Vous êtes saie, jeune de coeur. Vous vous créerez une belle et noble existence. Vous vous épargnerez peut-être une vieillesse de délaissement, entre des parents qui attendent notre héritage et des serviteurs égoïstes qui souyent nous exploitent. Il faut vous vouloir du bien pour vous donner ce conseil ; car devenue l'une de nos plus grandes dames, vous ne viendrez plus vous abriter aux Glayeuls. ”
Catalogue des tableaux, statues et autres objets d'arts exposés dans le musée de Grenoble (1834)
“ De la hauteur de sa joie, son auguste regard, pénétrant dans l'infini, s'étend bien au-delà de sa victoire. Le dédain siège sur ses lèvres, l'indignation qu'il respire gonfle ses narines et monte jusqu'à ses sourcils. ”
“ L’empereur que nous avons nommé, vieillard auguste, veillera sur tous comme un père. On n’aura, certes, à craindre de sa part ni erreur, ni précipitation, ni rigueurs. N’attendons de lui que sagesse et dignité ; la République elle-même commandera par sa voix : car il sait bien, lui, quel empereur il a toujours désiré, et il ne nous montrera d’autres qualités que celles qu’il a toujours souhaitées et voulues. ”
Sénèque le Jeune,
Tragédies de L. A. Sénèque
“ SÉNÈQUE. Il est beau de se montrer supérieur aux plus grands hommes, de travailler au bonheur de son pays, d’épargner les malheureux, de s’abstenir du meurtre, de donner du temps à sa colère, le repos au monde, et la paix à son siècle. Voilà la vertu suprême, voilà le chemin qui mène au ciel ; c’est ainsi que le premier Auguste se montra le père de la patrie, mérita d’être mis dans le ciel au rang des dieux, et d’avoir des temples sur la terre, où il reçoit les hommages des mortels. ”
Guglielmo Ferrero,
Revue des Deux Mondes
“ Il y avait pourtant dans l’Empire un homme qui ne croyait pas à cette belle légende d’Auguste, qui s’en défiait et en avait presque peur : c’était Auguste. Depuis cinquante ans les historiens répètent à qui mieux mieux qu’Auguste travailla pendant toute sa vie, avec une persévérance qui ne se démentit jamais, à concentrer, comme César, tous les pouvoirs entre ses mains sans en avoir l’air, à revêtir de vieilles formes républicaines, auxquelles l’œil des contemporains était accoutumé, la nouvelle monarchie, dont il façonnait secrètement, à l’insu de tous, la forte ossature. ”
“ En effet, a-t-on jamais vu parmi les hommes un personnage plus respectable, plus auguste, plus divin ? Il a rendu la vie aux morts : ses actions, ses paroles sont au-dessus de l’humanité. Pour les connaître, on n’a qu’à consulter les livres grecs, où sa vie est racontée. ”
F. Jacquin, Honneur et gloire immortelle à la mémoire de Son Altesse Royale monseigneur le duc d'Orléans… (1843)
“ Parlez-lui souvent des exemples de son auguste père, parlez-lui de ses devoirs, montrez-lui la destinée de tout un peuple qui doit dépendre un jour de ses vertus. Que l'idée magnifique et resplendissante de la félicité publique vienne quelquefois l'attendrir utilement, et faire couler quelques larmes de ses yeux. Que la douceur et la majesté peintes sur son front auguste, soient l'heureux présage de sa gloire future et de la félicité des peuples. ”
“ Alexandre Auguste, que Ies dieux te conservent ! Grand Persique, que les dieux conservent tes jours ! Tu es vraiment Parthique, vraiment Persique. Nous aussi, nous voyons tes trophées, nous sommes témoins de tes victoires : honneur au jeune empereur, au père de la patrie, au grand pontife ! Nous comptons sur toi pour vaincre les Germains ; par toi nous espérons la victoire en tous lieux : la victoire est bien due à celui qui sait conduire les soldats ; il enrichit le sénat, il enrichi l’armée, il enrichit le peuple romain. ”
Jésuites et imprimeurs de Trévoux, Dictionnaire de Trévoux/6e édition…
“ AUGUSTALES. s. f. pl. ou adjectif pris substantivement. Augustalia, ludi augustales. Fête instituée pour l’Empereur Auguste. Après qu’il eut terminé toutes les guerres, & réglé toutes les affaires de Sicile, de Grèce, d’Asie, de Syrie & des Parthes, il fut ordonné que le jour qu’il rentra dans Rome, seroit une fête, & qu’on l’appeleroit Augustales. ”
Édouard Le Segretain Du Patis, Auguste et Victorine, ou les Deux violettes… (1871)
“ « Auguste, au milieu de ses amis au coeur pur comme le sien, se laissait aller à un enjouement ravissant, y respirant à son aise et donnant'un libre cours à sa piété qui profitait de tout pour s'élever à Dieu et ramener tout à lui. Aussi se l'arrachaientils les uns aux autres et retenaient-ils leur rang, chacun voulant le posséder à son tour. » Au départ, il récitait pieusement en commun un Ave Maria, destiné à sanctifier le plaisir et à en écarter tout danger. ”
E. Beulé, Études et portraits du siècle d’Auguste
“ Ce qu’elles ont de commun, c’est l’art de consolider le pouvoir, la première entre les mains d’Auguste et de Tibère par tous les artifices féminins, la seconde entre les mains de Claude et de Néron par une fermeté mâle, c’est le plaisir d’avoir perdu sans ressources leurs rivales, l’une Julie, la spirituelle débauchée, l’autre Messaline, la louve. ”
Tommaso Piroli, Antiquités d'Herculanum, Tome V. Bronzes
“ Le sceptre et la foudre caractérisent ce beau bronze de proportion colossale, pour une statue de Jupiter, et c'est Auguste, le maître du monde, dont les traits sont ici divinisés avec les attributs du maître des Dieux. Tous les poètes contemporains ont appelé Auguste dieu ou divin. Il eut de son vivant même, dans les provinces de l'empire, des temples et des prêtres comme une divinité. ”
Albert Pulitzer,
Le roman du prince Eugène : une idylle sous Napoléon Ier
(1894)
“ Ma bonne et chère Auguste... je suis à la besogne jusqu'au cou, et je t'assure que j'ai du travail.... J'ai reçu à mon réveil ta lettre du 8 janvier. Je ne te sais pas mauvais gré de la démarche que tu as faite près de l'Empereur; mais ce n'est plus le moment de parler de retour et du bonheur de nous revoir ; tu dois comprendre combien Sa Majesté est affligée intérieurement de tout ce qui se passe, et il y a tant de monde qui l'abandonne en ce moment, que c'est justement dans les occasions pénibles et difficiles qu'on doit montrer plus de dévouement, plus de courage et de résignation. ”
E. Beulé, Études et portraits du siècle d’Auguste
“ Il était bon que le peuple fût guéri ou du moins refroidi par une série de césars improvisés, impuissans, méprisés, ridicules ; il était bon que le peuple apprit jusqu’où se ravalent des dieux fabriqués par la bassesse humaine et comment l’empire se dévore lui-même. Le fétichisme impérial, si soigneusement développé par Auguste et par Livie, ressemble au souffle d’un enfant qui se joue avec une bulle de savon, légère, transparente, fragile, et la soutient dans les airs. ”
Henri de Croizy, Récit d'Henri aux jeunes gens (1868)
“ Oh ! le beau personnage à jouer dans le monde que celui que rêve cet écervelé ! — se lever dès l'aube, faire marcher son monde, s'en aller à toutes les intempéries des saisons pour revenir enfin, le corps harassé, l'âme abrutie, bâiller longuement auprès de la sotte paysanne qui aura consenti à venir gouverner ce bel empire ! Voilà pourtant le necplus ultra de la félicité humaine pour Auguste !. ”
Édouard Le Segretain Du Patis, Auguste et Victorine, ou les Deux violettes… (1871)
“ Auguste retourne la tête, se redresse, fixe ses regards en haut et (chose vraiment inexplicable dans l'état auquel il était réduit) , se met à chanter seul, dans cette posture, d'une voix claire et harmonieuse, avec un air de bienheureux, le cantique, désormais consacré, que dans les récréations nous chantions souvent ensemble : Beau ciel, éternelle patrie, Vous épuisez tous mes désirs ; Le monde, ses biens, ses plaisirs, N'ont plus rien qui me fasse envie. Dieu d'amour, Dieu d'amour, Quand m'appellerez-vous au céleste séjour, Quand m'appellerez-vous au céleste séjour (1) ? ”
Éloge funèbre de S. A. R. le duc d'Orléans… (1845)
“ Puissent tes dignes, honorables et augustes Frères , marcher sur tes traces, pratiquer tes hautes, vertus et travailler comme toi, au bonheur des peuples qui seront bientôt confiés à leurs soins ; car Dieu , du haut de son trône auguste et saint, veille par ses mains toutes puissantes sur notre France chérie et sur notre bien-aimée patrie. Puissiez-vous être un avec Dieu , augustes Princes; car l'Infini est un et ne peut être qu'un, et l'unité est son essence même. ”
Les diamants. Série 2, Art, poésie… (1865-1866)
“ Tous deux revinrent bien troublés vers la chaumière. Auguste marchait en avant; à peine entré seul : — Nicolle! Nicolle! c'est moi, c'est votre fils, qui veut l'être doublement! J'ai l'âge et la fortune, je suis mon maître : je vous demande la main d'Augusta. ”
Frédéric Desmonts, A P. Corneille (1878)
“ Contre Auguste, à ces mots, Cinna n'a plus de haine, Auguste est tout pour lui, c'est sa loi souveraine, Il est un père, il est son bienfaiteur. De la religion nous peint-il les délices? Il élève le cœur aux plus grands sacrifices; Dieu devient pour ce cœur son suprême désir. « Je suis Chrétien! » (3) Dieu seul le soutient et l'éclaire. Il va mourir. Que dis-je? il a quitté la terre, Il cueille au ciel la palme de martyr. Ressent-il en son cœur l'amour de la patrie ? Cédant au vol altier de son vaste génie, Il s'élève au-dessus du honteux désespoir. ”
Les diamants. Série 2, Art, poésie… (1865-1866)
“ Et c'est vous, Nicolle, qui avez fait ce miracle!. Et Augusta entra dans la cabane. — Venez, Augusta, continua la marquise, et soyez ma fille! On ne meurt pas de joie, Augusta en est la preuve. Et bientôt les deux familles n'en firent qu'une dans le château des Pyrénées. La marquise dit adieu à la vanité, pour se contenter du bonheur. On appela Thérèse et son mari, pour la noce. Et, tous les ans, pour fêter l'anniversaire de la dernière rencontre d'Auguste et d'Augusta, on allait tous refaire comme un repas nuptial, au bord du ruisseau qui coule dans le vallon enchanté. ”
Gustav Nieritz,
Auguste ou Le petit tambour d'Allemagne
(1850)
“ Auguste ! mon Auguste ! Et il s'approcha de la fenêtre pour cacher ses larmes. — Eh bien ! qu'y a-t-il avec ton Auguste? demanda le meunier. — Oh ! c'était un enfant comme on en voit peu... dit Wunsch en sanglotant; il a voulu mourir à ma place... et de la manière la plus affreuse. — 0 mon cher enfant ! continua-il en se découvrant, que Dieu te récompense dans l'autre monde ainsi que tu le mérites ! Sa femme pleurait à chaudes larmes tout en donnant à boire à son enfant. — Où et comment est-il mort? continua Naumann après une courte pause. ”
J.-J. Ampère,
L’histoire romaine à Rome (RDDM)…
“ Auguste a été récompensé avec exagération d’une de ses meilleures qualités, l’amour des lettres. Il paraît les avoir aimées véritablement. La haine des lettres est rare chez les plus mauvais souverains ; c’est le dernier signe de la réprobation pour les tyrans. Non-seulement Auguste s’attachait les écrivains par ses bienfaits, mais il était aimable avec eux. Il les écoutait avec complaisance, dit Suétone, quand ils récitaient leurs vers. Qu’eût-il pu faire qui leur fût plus agréable ? Il n’y avait pas du reste grand mérite, quand ces poètes étaient Horace et Virgile. ”
Édouard Le Segretain Du Patis, Auguste et Victorine, ou les Deux violettes… (1871)
“ On a vu combien Auguste avait un bon coeur à l'égard des serviteurs de la maison paternelle. Victorine rivalisait avec lui sur ce point, comme sur tant d'autres, et ses procédés pour eux lui avaient acquis de bonne heure leur estime, et leur attachement. Bien éloignée de cette fierté vis-à-vis des inférieurs, plus déplacée encore dans les enfants que dans les grandes personnes, qui est, ordinairement, l'indice d'une sotte suffisance, et d'une âme peu sensible, elle avait toujours un petit mot aimable à leur dire, selon l'emploi qu'ils avaient à remplir. ”
Nicolas-Louis Achaintre, Cours de thèmes composé de traits d'histoire… (1867)
“ Changement de mœurs d'Auguste. Auguste, dans sa jeunesse, montra presque autant de cruauté que les bêtes féroces. Il mit Rome à feu et à sang. Le sénat l'ayant opposé à Antoine, il tua de sa propre main les consuls qui étaient à la tête de l'armée. C'est par de tels excès qu'il préluda à des actes d'une férocité inouïe. Il était tellement altéré de sang, qu'il tourna son bras contre son propre tuteur. Rome se baignait alors, pour ainsi dire, dans le sang de ses plus illustres citoyens; mais dans la suite, Auguste sut effacer tant de barbarie par une extrême bonté. ”
Édouard Le Segretain Du Patis, Auguste et Victorine, ou les Deux violettes… (1871)
“ Mais ce qui paraît plus frappant encore, c'est l'attitude de notre Auguste, gardant en face de la mort dont la pensée le suit partout et domine son existence, une paix, une gaîté, une régularité inaltérables vis-à-vis de lui-même et des autres, marchant résolument à sa rencontre, armé de vigilance, comme la vierge prudente de l'évangile (1) , en attendant que bientôt il la convie à combler enfin le plus cher de ses voeux. ”
