“ Et ni au-dessus du taillis ingénieusement difforme, élagué comme on tient des nabots en laisse, ni à travers la futaie de faux arbres, en carton-pâte ou en ciment moulé, tels que ceux qui encadrent aujourd’hui, autour de Paris, les bosquets des guinguettes et parodient des statues d’arbres célèbres, elle ne retrouva ce paroxysme de la beauté d’un jardin, actuel ou romain, le miroir du dieu, la boule de Sidon, en verre ! À moins qu’il n’y en eût pas d’autre que la lune, qui se leva comme on hausse une lampe, et se mit à l’aider dans sa quête. ”
La Revue blanche
Élements biographiques
La Revue blanche, figure centrale de la pensée critique et littéraire du XIXe siècle, s’impose comme un témoin implacable des luttes sociales et politiques. Son œuvre majeure, Enquête sur la Commune, examine avec acuité l’échec et la grandeur de l’insurrection de 1871, révélant les tensions entre prolétariat et bourgeoisie.
À travers des analyses rigoureuses et des images poétiques, elle questionne les fondements de l’ordre social, mettant en lumière la fragilité des révolutions face aux structures économiques. « L’insurrection de 1871 restera, quoi qu’on fasse, l’un des plus nobles mouvements de l’âme humaine », affirme-t-elle, illustrant ainsi son engagement envers la réflexion historique et la critique sociale.
Citations de La Revue blanche
La Revue blanche, Enquête sur la Commune
“ L’insurrection de 1871 restera, quoi qu’on fasse, l’un des plus nobles mouvements de l’âme humaine. Jamais gouvernement, — si l’on peut dire que celui de la Commune en fut un, — n’a eu à sa disposition une somme pareille d’intelligence, de savoir, de dévouement. La décision seule manqua parmi ces hommes qui, tous, ou à peu près, surent mourir. D’organisation, il n’y en eut jamais : un bataillon obtenait un ordre de l’Hôtel de Ville, puis se débrouillait sans qu’on s’en occupât autrement. ”
La Revue blanche, Enquête sur la Commune (La Revue blanche…
“ Je considère la révolution du 18 mars 1871 comme une manifestation toute spontanée de l’instinct populaire. C’est la poussée irréfléchie d’un peuple qui se sent trahi et menacé, mais dont la marche en avant, au lieu d’être basée sur l’analyse de ses souffrances et la conscience de ses besoins, n’a d’autre guide que les abstractions de souvenirs historiques et de vagues aspirations idéales. C’est assez pour combattre et mourir héroïquement, ce n’est pas assez pour triompher et vivre. ”
