“ En republique, toute insurrection est coupable.C'est la bataille des aveugles.C'est l'assassinat du peuple par le peuple. En monarchie, l'insurrection c'est la legitime defense; en republique, l'insurrection c'est le suicide. ”
Insurrection
Définition et enjeux
L'insurrection désigne un soulèvement armé contre un pouvoir établi, souvent caractérisé par une violence collective et une contestation politique. Ce phénomène a été analysé par divers auteurs, comme Victor Hugo, qui distingue l'insurrection comme un devoir légitime en monarchie, mais un suicide en république, ou François Guizot, qui souligne ses aspects guerriers et ses limites historiques.
D'autres, comme Philos, mettent en garde contre ses effets déstabilisateurs. Les textes juridiques, tels que l'article 35 de la Déclaration de 1793, en définissent le cadre légal, tandis que les exemples historiques, comme la Révolution française, en illustrent les enjeux. L'insurrection, selon les sources, reste un instrument de changement politique, mais aussi une source de conflits majeurs.
Citations sur l'insurrection
Les grands défenseurs des libertés publiques… (1820)
“ Au bruit des exécrables attentats, votre âme frémit ; vous méditez une juste vengeance; vous jurez de marcher contre les brigands, de relever ce trône que vous avez ébranlé le premier. Mais que vous reste-t-il pour accomplit ce dessein ? Vous avez proclamé l'insurrection, l'insurrection vous atteint vous-même; votre voix est méconnue. Vous fuyez; vous dérobez votre personne aux poignards et aux décrets de ces cruels et perfides amis de la liberté, de ces atroces défenseurs des idées libérales, dont vous êtes encore aujourd'hui le zélateur et le complice. ”
Victor Hugo,
Les Misérables
(1862)
“ Le branle des passions et des ignorances est autre que la secousse du progrès. Levez-vous, soit, mais pour grandir. Montrez-moi de quel côté vous allez. Il n’y a d’insurrection qu’en avant. Toute autre levée est mauvaise. Tout pas violent en arrière est émeute ; reculer est une voie de fait contre le genre humain. L’insurrection est l’accès de fureur de la vérité ; les pavés que l’insurrection remue jettent l’étincelle du droit. Ces pavés ne laissent à l’émeute que leur boue. Danton contre Louis XVI, c’est l’insurrection ; Hébert contre Danton, c’est l’émeute. ”
Philos, Conversations d'un curé de campagne avec le maire… (1850)
“ LE MAIRE, C'est précisément parce que nous ne voulons pas de tyrannie qu'il faut éviter les insurrections. Depuis soixante ans nous en faisons l'expérience. Les premiers révolutionnaires avaient adopté pour maxime : que l'insurrection est le premier devoir; et en la suivant, ils nous conduisirent à la Terreur. Les crimes de celle-ci l'écrasèrent ; car ce n'est pas une insurrection qui la fit tomber. Trouvez-en une seule qui ait été favorable à la France. ”
François Guizot,
Histoire générale de la civilisation en Europe
“ Je dis insurrection, Messieurs, et à dessein. L’affranchissement des communes au onzième siècle a été le fruit d’une véritable insurrection, d’une véritable guerre, guerre déclarée par la population des villes à ses seigneurs. Le premier fait qu’on rencontre toujours dans de telles histoires, c’est la levée des bourgeois qui s’arment de tout ce qui se trouve sous leur main ; c’est l’expulsion des gens du seigneur qui venaient exercer quelque extorsion, c’est une entreprise contre le château ; toujours les caractères de la guerre. Si l’insurrection échoue, que fait à l’instant le vainqueur ? ”
Victor Hugo,
Les Misérables
(1862)
“ Du reste, il y a, et il convient d’ajouter cette distinction aux distinctions déjà indiquées dans un autre chapitre, il y a les insurrections acceptées qui s’appellent révolutions ; il y a les révolutions refusées qui s’appellent émeutes. Une insurrection qui éclate, c’est une idée qui passe son examen devant le peuple. Si le peuple laisse tomber sa boule noire, l’idée est fruit sec, l’insurrection est échauffourée. L’entrée en guerre à toute sommation et chaque fois que l’utopie le désire n’est pas le fait des peuples. ”
Léon Cladel,
Les Va-Nu-Pieds
(1881)
“ Un éclair enflamma l'oeil morne de ces justes, décriés, hués, pour s'être trop bien souvenus de l'impérissable déclaration de 89 : « Quand un gouvernement viole le droit du peuple, l'insurrection est pour celui-ci le plus sacré, le plus indispensable des devoirs. » ”
Charles de Mazade,
Revue des Deux Mondes
“ On assiste à une sorte d’insurrection plus ou moins pacifique de ce qu’on appelle le « quatrième état, » — insurrection qui peut varier suivant les pays, mais qui procède des mêmes idées ou des mêmes passions et obéit au même mot d’ordre. ”
François Guizot,
Mémoires pour servir à l'Histoire de mon temps…
“ La résistance, l'insurrection même avaient, soit dans l'état social, soit dans la conscience et le bon sens des hommes, leur frein et leurs limites; on ne jouait pas, à tout propos, le sort de la société tout entière. Aujourd'hui et parmi nous, de toutes les grandes luttes politiques on fait des questions de vie ou de mort; peuples et partis, dans leurs aveugles emportements, se précipitent tout à coup aux dernières extrémités; la résistance se transforme soudain en insurrection et l'insurrection en révolution. ”
Maurice Block,
Petit dictionnaire politique et social
(1896)
“ INSURRECTION. De toutes les épreuves que subissent fatalement les sociétés politiques avant d'arriver à leur constitution définitive, les moins terribles ne sont pas ces révoltes armées que tentent les minorités, soit pour obtenir des concessions du pouvoir établi, soit pour arracher de ses mains l'autorité elle-même. Quand les partis sont en lutte, les insurrections sont comme une dernière ressource, et la force et l'audace arrivent ainsi parfois à triompher du droit et de la raison. ”
Jacques Bonnetat, De la Politique révolutionnaire et de son avenir… (1849)
“ Quand nous disons que toute insurrection est un crime, nous ne confondons pas l'insurrection, qui est la révolte contre un gouvernement constitué, avec la résistance très légitime et même obligatoire aux factieux qui veulent usurper la puissance sociale pour opprimer et exploiter une nation. ”
Adolphe Michel, La Troisième République française… (1873)
“ Messieurs, dit-il, il semblait que les malheurs de la patrie fussent au comble. Une criminelle insurrection, qu'aucun grief plausible, qu'aucun prétexte spécieux ne saurait atténuer, vient de les aggraver encore. ”
Louis Blanc,
Histoire de dix ans : 1830-1840…
“ Mais, grâce au ciel ils n’entendaient plus que les derniers cris de la révolte expirante, et furieux de leur frayeur désormais évanouie, ils disaient : « Que tardons-nous ? Le moment est venu pour chacun d’exprimer tout haut sa pensée. Plus de milieu possible entre adopter l’insurrection et rompre avec elle. Détournons de nous une solidarité fatale, et qu’une solennelle manifestation témoigne de notre éloignement pour les fauteurs de l’insurrection, pour leurs actes, pour leurs doctrines. » Mais cette opinion trouva dans l’assemblée des contradicteurs énergiques. ”
John Stuart Mill,
Le Parti radical et le Canada …
“ Verser le sang, n'importe où sauf sur le champ de bataille, dans une querelle semblable, imprimerait une infamie indélébile sur les malfaiteurs ; et rencontrerait sa juste punition dans une autre insurrection, dix fois plus difficile à apaiser que l'insurrection actuelle. Une cause, généralement, n'acquiert pour la première fois sa véritable emprise sur les sentiments des masses que lorsqu'elle a produit des martyrs. ”
Jules Du Camp, Histoire de la Révolution de Février… (1850)
“ Grâce à vous, l'insurrection va s'éteindre. Cette guerre sociale, cette guerre impie qui nous est faite tire à sa fin. Depuis hier, nous n'avons rien négligé pour éclairer les débris de cette population égarée, conduite, animée par des pervers. Un dernier effort, et la patrie, la République, la société tout entière seront sauvées ! ”
Dieu et la France, le présent et l'avenir (1871)
“ Partie se fond dans l'insurrection, partie se laisse enlever ses quartiers, ses canons, ses armes, sans la moindre résistance effective; elle se dissimule, se confond dans la foule et regarde, impassible, presque insouciante, le drame sanglant et terrible qui se passe sous ses yeux. ”
J.-B.-C. Pinsolo, Lettre d'un Corse habitant Lyon à un Corse habitant Ajaccio… (1883)
“ Et si, pour une raison ou pour une autre, l'insurrection devient une douloureuse nécessité, un droit et un devoir sacré, pour une nation qui ne peut se débarrasser autrement d'un gouvernement despotique et oppresseur, elle est toujours un crime abominable et sans excuse, un crime liberticide et de lèse-nation, sous une République et sous le régime du suffrage universel. ”
Eugène Sue,
Les Mystères du peuple
“ Savez-vous que l’horreur de la conquête, la haine de la servitude, l’excès de la misère, ont souvent poussé à d’indomptables révoltes des peuples encore plus abâtardis que le nôtre ! Savez-vous que demain... demain ! une insurrection terrible peut éclater contre vous à la voix des grands qui vous abhorrent ! ”
Hippolyte Taine,
Les Origines de la France contemporaine…
“ D’un côté la lassitude, la peur, le découragement et la désertion, de l’autre côté le nombre, l’audace, la force et l’usurpation vont croissant. À la longue, la seconde arrache à la première tous les arrêtés dont elle a besoin pour lancer l’insurrection et paralyser la défense. ”
Edmond Lepelletier,
Histoire de la Commune de 1871
“ On reprocha aux hommes, à qui l’insurrection avait donné le pouvoir, de recourir contre leurs adversaires à des mesures de violence, qu’ils avaient justement condamnées quand ils étaient dans l’opposition. ”
Eugène Sue,
Les Mystères du peuple
“ Il est temps que le peuple apprenne aux fripons, aux voleurs siégeant à la Convention, qu’ils doivent descendre de leurs carrosses et rendre hommage à la guillotine ! Les voleurs ne sont pas les plus à craindre, mais les ambitieux : voilà ceux qu’il faut frapper, cordeliers ! Eh bien ! quels sont les moyens de nous délivrer de cette faction de scélérats ? L’insurrection, oui, l’insurrection ! ”
Pierre Larousse,
Grand dictionnaire universel du XIXe siècle
“ Il ne vous en reste qu’un seul, celui que je vous ai recommandé tant de fois : une insurrection générale et des exécutions populaires. Fallût-il abattre vingt-mille têtes, il n’y a pas à balancer un instant. ”
François Perron, Finissons-en ! (1874)
“ Aux premiers cris de l'insurrection, il s'enfuit à toutes jambes, non pas en laissant ses armes, comme le font d'autres peureux, sur le champ de bataille, mais en les emportant toutes pour protéger sa précieuse personne! ”
Eugène Sue,
Les Mystères du peuple
“ Déjà nos frères comprenaient que, si légitimes que fussent leurs griefs, une insurrection serait le triomphe momentané des ennemis de la république... lorsqu’une grêle de balles pleut dans la barricade derrière laquelle nous parlementions. Ignorant sans doute cette circonstance, un bataillon de ligne attaquait cette position... Surpris à l’improviste, les insurgés se défendent en héros ; la plupart sont tués, un petit nombre fait prisonnier... ”
Jacques Bonnetat, De la Politique révolutionnaire et de son avenir… (1849)
“ Ils sont donc ou bien fourbes ou bien ignorants ceux qui disent : c'était vertu, patriotisme, héroïsme de conspirer et de vous révolter sous la Monarchie ; mais, sous la République, sous un gouvernement né du suffrage universel, et qui représente la volonté, les idées de la majorité du peuple, l'insurrection est un crime. ”
Jean Hippolyte Michon,
Le prêtre et la république
(1879)
“ Or, maintenant, c'est la République qui porte légitimement l'odieux de cette perte d'une puissance si prospère aux âges reculés. La République est née de cette formidable insurrection qui s'est appelée « le Serment du jeu de paume ». Elle hérite de toutes les insurrections de l'âme humaine, depuis les Albigeois jusqu'aux révoltés du XVIe siècle, aux incroyants du XVIIIe, aux athées, aux matérialistes de tous les temps, lesquels aujourd'hui peuvent parler, écrire, sans redouter le feu sur la place de l'Estrapade. ”
Paul Boilley, Physiologie et classification du corps électoral… (1887)
“ Mais chez nous, en France, on ne saurait trouver une raison sérieuse à une insurrection soulevée au nom du peuple, laquelle, par une étrange aberration des choses, serait combattue au nom du peuple, par l'armée du peuple obéissant aux ordres des élus du peuple. Le peuple s'insurgeant contre le peuple ! ”
Eugène Forcade, Chronique de la quinzaine, histoire politique et littéraire - 31 août 1867
“ C’est là ce qui a fait la force de l’insurrection ; ce qui fait sa faiblesse, c’est elle-même, c’est la manière dont elle s’est engagée, c’est son chef, c’est son programme. C’était, il faut en convenir, une étrange façon de préparer une insurrection, que de l’annoncer presque à jour fixe. ”
Antoine René Charles Mathurin La Forest, L'Interrègne, le règne et les moyens… (1835)
“ Mais je crois aussi qu'il y a telle circonstance où l'insurrection n'est pas la révolte; où l'insurrection naît d'elle-même, préparée, provoquée, amassée par des évènemens antérieurs connus ou inconnus, réels ou factices. ”
Pierre Antoine Berryer, Lettre de M. le Comte de Chambord… (1851)
“ Vous aurez alors celte lutte sanglante et suprême entre la dernière anarchie et la dernière compression ; vous aurez alors la lutte entre deux barbaries, la barbarie de la démagogie et la barbarie des peuplades qui ne sont pas encore civilisées. Alors aussi vous vous écrierez : L'insurrection est le plus saint des devoirs, et vous ferez courir ce cri d'un bout de l'Europe à l'autre, ce ne sera pas difficile : mais aussitôt vous aurez un cri pour réponse : L'insurrection est le plus saint des devoirs, mais la coalition est le plus légitime des intérêts ! ”
H. Emile Chevalier, Les derniers Iroquois
“ Mais l’insurrection commence. Elle est sourde, timide, incertaine à son éclosion. Elle se manifeste par des troubles partiels aux élections, par des meeting tumultueux, par l’adoption de résolutions qui condamnent violemment les mesures administratives. ”
Paul Thureau-Dangin,
Histoire de la Monarchie de Juillet…
“ Aujourd'hui, c'est une tout autre insurrection: c'est l'insurrection des solliciteurs; c'est la levée en masse de tous les chercheurs de places; ils courent aux antichambres avec la même ardeur que le peuple courait au feu. ”
Célestin Gragnon, Le Comte de Chambord, la duchesse d'Orléans et le président de la République… (1851)
“ Ce sont des soldats obscurs ceux-là. Ils se sont bravement battus pendant tout le temps que le tocsin de l'insurrection a sonné : une fois que le tour est fait et la farce jouée, il faut les repousser du pied et insulter à leur misère par la morgue et l'insolence des parvenus. Voilà bien l'histoire de toutes les révolutions et de tous les ambitieux. N'est-ce pas toujours la même cause produisant les mêmes effets? Ne se cache-t-il pas le plus souvent, sous ces mouvements populaires qui brisent et renversent les trônes, les calculs de l'ambition ou de la haine? ”
A.-L. de Breuil, La France il ya trente ans, ou Tableau historique de Paris sous les assemblées nationales… (1822)
“ Jusque-là, Messieurs, tout allait au gré des chefs de révolte : l'insurrection prenait de plus en plus un caractère indomptable ; le peuple, dont l'esprit et la vengeance étaient montés au plus haut degré d'effervescence, ne voulait plus entendre la voix de la raison; rien ne pouvait calmer sa rage , que les factieux animaient par mille propos les plus invraisemblables. ”
George Sand,
Souvenirs et Idées
“ Nulle part on n’a foi dans cette force brutale, et ceux qui craignent le peuple ne se sentent pas rassurés par le coup de main de la soldatesque. Le silence du peuple est effrayant, aussi ! beaucoup plus effrayant qu’une insurrection. ”
Eugène Pelletan,
Histoire des trois journées de février 1848
(1848)
“ Mais pendant que le pouvoir appelait à son secours toutes les garnisons de dehors , l'insurrection organisait l'attaque avec ce profond génie stratégique qui fait souvent de tout un peuple un admirable général. ”
Francis de Pressensé,
Les Lois Scélérates de 1893-1894
“ Mais on sent combien il est difficile de distinguer : ce sont toujours des actes individuels qui préludent à une insurrection, et une révolution n’est que la somme totale d’actes de rébellion, de sédition, d’attentats particuliers. ”
Jean Jaurès,
Histoire socialiste de la France contemporaine
“ Quels que soient les moyens et les efforts de nos ennemis, la liberté ne périra pas, car il restera toujours dans le cœur des Français ce sentiment que l’insurrection est la dernière raison du peuple. ”
Hippolyte Taine,
Les Origines de la France contemporaine…
“ Sitôt que le gouvernement sort de cette humble attitude, il usurpe, et les constitutions vont proclamer qu’en ce cas l’insurrection est non seulement le plus saint des droits, mais encore le premier des devoirs. ”
Camille Jeanne, Monographie de Saint-Georges-d'Aunay… (1924)
“ Dans nos campagnes, on confond généralement la Révolution avec l'Insurrection : l'une provoque la chute d'un pouvoir ou naît de cette chute, l'autre combat, par des moyens illégaux, un pouvoir établi. ”
Pof, La Commune devant la justice : croquis révolutionnaires… (1872)
“ Je parle du principe même de l'insurrection. Eût-elle été modérée, circonspecte, patiente, que je ne lui pardonnerais pas davantage sa folie et son imbécillité. A mon gré, il n'y avait qu'un argument à opposer aux nigauds sinistres du Comité central : l'écrasement, l'écrasement absolu, terrible. ”
George Sand,
Souvenirs de 1848
“ Une fois le terrain préparé par un travail latent, le principe se révèle, d’ordinaire, par l’insurrection, en un mouvement collectif, spontané, anormal des multitudes, en une subite transformation de l’autorité. ”
Errico Malatesta,
Errico Malatesta, Articles politiques
“ Je m'occuperai donc seulement et hypothétiquement du lendemain d'une insurrection triomphante et des méthodes de violence que certains voudraient adopter pour " faire justice ", et que d'autres croient nécessaires pour défendre la révolution contre les embûches de ses ennemis. ”
Victor Hugo,
Les Misérables
(1862)
“ LE FOND DE LA QUESTIONIl y a l’émeute, et il y a l’insurrection ; ce sont deux colères ; l’une a tort, l’autre a droit. Dans les états démocratiques, les seuls fondés en justice, il arrive quelquefois que la fraction usurpe ; alors le tout se lève, et la nécessaire revendication de son droit peut aller jusqu’à la prise d’armes. Dans toutes les questions qui ressortissent à la souveraineté collective, la guerre du tout contre la fraction est insurrection, l’attaque de la fraction contre le tout est émeute ; ”
