Auguste Blanc

Élements biographiques

Auguste Blanc Histoire des conspirations et des exécutions politiques… (1846)

Cet horrible tribunal, transporté dans les Indes, n'était pas seulement destiné à propager la foi, à préserver sa pureté ; mais encore à favoriser l'égoïsme de ces conquérants, en écartant par la terreur tous les négociants étrangers. Aucun potentat de l'Asie n'était aussi puissant, magnifique et voluptueux seigneur que l'était le grand inquisiteur de Goa. Le pouvoir de l'Inquisition dans les Indes surpassait aussi de beaucoup celui dont elle disposait en Europe : le grand inquisiteur était au-dessus de l'archevêque et du vice-roi ; il pouvait les juger et les condamner l'un et l'autre
Source : Gallica

Auguste Blanc Histoire des exécutions politiques en France… (1846)

Assuré de mon pardon, je disais en moi-même : le roi connaît trop le fond de mon cœur pour soupçonner ma fidélité ; que s'il ne m'a donné la vie que pour me faire mourir, un tel procédé n'est pas digne de sa grande âme, et ne peut lui être inspiré que par les ennemis de sa gloire et les miens ; j'ai voulu mal faire, mais ma volonté n'a point passé les bornes d'une première pensée enveloppée dans les nuages de la colère et du dépit; et ce serait chose bien dure que ce fût par moi qu'on commençât à punir les pensées; serais-je le seul en France qui n'éprouvât point la clémence du roi?
Source : Gallica

Auguste Blanc Histoire des conspirations et des exécutions politiques… (1846)

Force fut bien à Pierre d'obéir; car la clé de ces royaumes dont il parlait, le prince la tenait encore dans le fourreau de son épée, et il eût pu imposer de rudes conditions pour l'en laisser sortir. Pour se dédommager, il quitta l'armée et se rendit successivement à Tolède et à Cordoue, où il était bien sûr de ne pas manquer de complices égorgeurs non plus que de malheureux à égorger. « Il ne respirait, dit un chroniqueur, que la destruction de tous ceux qui avaient montré du zèle au service de Henri, surtout s'ils avaient quelques biens avec lesquels il pût remplir ses coffres vides. »
Source : Gallica

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