Maximilien-Sébastien Foy, Histoire de la guerre de la Péninsule sous Napoléon… (1828)
“ Leur esprit, ébloui des avantages personnels qu'ils tireraient de cette visite, n'apercevait pas les inconvéniens qui pouvaient en résulter pour le Roi et pour le royaume. Il fallait, suivant eux, abréger, à quelque prix que ce fût, la crise où l'État se trouvait. On n'avait pas à craindre que l'Empereur abusât de la faiblesse du jeune Roi pour lui enlever sa couronne; car l'Espagne, l'Europe, la France elle-même se soulèveraient, et le Nouveau-Monde serait d'emblée la proie des Anglais. La seule idée d'une si horrible perfidie était une injure à la grande ame d'un héros tel que Napoléon. ”
