Henri Guerlin, Aux pays de la prière (1911)
“ Ce sont tout simplement des garde-manger. Les bonnes gens mettent là, au frais, leur viande, quand ils en ont, et leur lard. L'abri est fragile; mais qui donc oserait le violer, lorsque la croix est là pour imposer respect aux larrons? S'ils placent leurs victuailles sous la protection du Ciel, ils n'oublient pas de s'y mettre eux-mêmes; et il est peu de maisonnettes dont la porte ne soit ornée d'une image du Christ. Enfin Saint-Jacques de Compostelle se dessine à l'horizon. Et notre cœur bat comme battait celui des pèlerins lorsqu'ils apercevaient les tours de la cité sainte. ”
