Henri Guerlin, Aux pays de la prière (1911)
“ Le frémissement perpétuel des peupliers qui croissent au bord du Rhône, associe leur feuillage à la vibration des choses qui palpitent sous le clair soleil. Le Rhône déroule son écharpe de lumière dans l'immensité ardente et terne. Les ruines du vieux pont, — le fameux pont d' Avignon, — qui s'arrêtent à mi-chemin du fleuve, y jettent une note de pittoresque, que complète, de l'autre côté de l'eau, la tour de Philippe le Rel; puis, plus loin, les restes du château Saint-André et le clocher de Villeneuve. On se sent dans un paysage riche de souvenirs grandioses. ”
