Henri Guerlin

Résumé

Henri Guerlin Aux pays de la prière (1911)

Le frémissement perpétuel des peupliers qui croissent au bord du Rhône, associe leur feuillage à la vibration des choses qui palpitent sous le clair soleil. Le Rhône déroule son écharpe de lumière dans l'immensité ardente et terne. Les ruines du vieux pont, — le fameux pont d' Avignon, — qui s'arrêtent à mi-chemin du fleuve, y jettent une note de pittoresque, que complète, de l'autre côté de l'eau, la tour de Philippe le Rel; puis, plus loin, les restes du château Saint-André et le clocher de Villeneuve. On se sent dans un paysage riche de souvenirs grandioses.
Source : Gallica

Henri Guerlin Aux pays de la prière (1903)

On se souvient trop surtout de la cathédrale de Florence, de cette délicieuse Saintc-Marie-des-Fleurs, ce magnifique bijou de marbre vers lequel l'artiste, une fois qu'il l'a contemplé, se sent toujours invinciblement ramené tant qu'il séjourne à Florence.
C'est un monument unique peut-être dans l'histoire de l'art par son audace sereine, sa grâce virile, l'unité et l'originalité judicieuse de son inspiration, par la richesse de la matière et la fantaisie des détails, autant que par la simplicité de l'effet général.
Source : Gallica

Henri Guerlin Aux pays de la prière (1911)

Cette douceur souriante du paysage, où le regard va des premiers plans si aimables à des hauteurs si sublimes, où ce qui est près de l'homme est si hospitalier, et ce qui est près du ciel si austère ; cette eau profonde, où le regard plonge si facilement jusqu'au fond, cela ne symbolise-t-il pas à merveille l'âme savoyarde et en particulier l'âme admirable, à la fois forte et douce, du plus illustre des enfants de la Savoie, François de Sales, qui est non seulement un grand saint, mais qui est aussi, ne l'oublions pas, un de nos plus délicieux écrivains?
Source : Gallica

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