“ Joyeux et libres, nous étions partis, un de mes amis, un de mes compatriotes et puis moi, pour retourner sur les bords sinueux de notre fleuve turbulent et vagabond, le Rhône ; le Rhône, notre amour, notre passion, notre rempart, qui nous a bercés et endormis quand nous étions enfants. Et en effet voilà le Rhône ! on l’aperçoit de loin aussi haut que le ciel ; il brille, il reluit, il éclate, il gronde. Me voilà, moi et mon pauvre Julien, lui dans les bras de sa mère, moi dans les bras de mon père et de ma mère, et fêtés tous les deux, je puis bien le dire, moi dont les parents sont morts. ”
Rhône
Définition et enjeux
Le Rhône est un département français de la région Auvergne-Rhône-Alpes, dont le chef-lieu est Lyon, bien que cette ville en soit désormais exclue. Historiquement lié à la métropole lyonnaise, il présente une géographie variée, entre vallées et montagnes, et un climat influencé par ses reliefs.
Les auteurs comme Jules Janin célèbrent son rôle symbolique, tandis que William Morton Fullerton évoque sa beauté naturelle. Le Congrès des Sociétés de géographie souligne son importance logistique. Ce département, unique par son statut administratif, incarne une tension entre tradition et modernité, marquée par ses vins du Beaujolais et son dynamisme économique.
Citations sur “Rhône”
William Morton Fullerton,
Au seuil de la Provence : le Rhône cévénol
(1923)
“ Voici la ville type de la rive droite du Rhône : le grand fleuve, après une belle courbe, coule entre deux hauteurs presque à pic, qui laissent juste assez d'espace sur l'une et l'autre berge pour deux villes liées entre elles par deux ponts suspendus. On se croirait aux bords du Rhin, lorsqu'on arrive sur les quais de Tournon à la tombée de la nuit et lorsque, montant sur un de ces ponts, l'on voit le croissant de la lune éclipsé doucement par la grande ombre des collines. Le Rhône s'en va fougueux à la mer. Les noirs gouffres tourbillonnent autour des piliers avec un murmure sourd. ”
Alfred Driou, Pérégrinations en Suisse, en Savoie… (1880)
“ Quand on plonge le regard en arrière sur le Rhône, les villages de sa vallée ne semblent plus à l'œil que de petits hameaux semblables à ces maisonnettes de bois peint dont les enfants s'amusent le soir, à la veillée ; le fleuve'lui-même ne représente plus qu'un mince filet blanchâtre, et ses affluents de légers fils d'argent qui s'y rattachent. ”
Sociétés françaises de géographie. Congrès, Congrès national des Sociétés françaises de géographie… (1899)
“ Regardez cette carte, Messieurs, et voyez combien est pauvre le rôle joué par le Rhône dans le transport des marchandises. Alors que les réseaux du Nord et de l'Est s'épanouissent comme les larges feuilles d'un palmier, il semble que le Rhône forme le tronc mince, élancé, presque malingre, d'où part cette frondaison luxuriante sous le poids de laquelle il paraît succomber. ”
Onésime Reclus,
France, Algérie et colonies
“ Goutte, ruisseau, rivière, fleuve, torrent, trombe, voyage calme ou course effrénée, elle fait, défait, refait le lieu de notre court passage, et chaque seconde qui se perd derrière nous dans le gouffre donne à l’eau des monts comme à l’eau des mers le temps de changer un peu la forme de notre séjour. Le Rhône, fils impatient des Alpes, travaille plus que tout autre courant de France à ce cycle éternel. ”
Max Hermant, Idoles allemandes (8e édition) (1935)
“ En amont du port des bateliers d'Arles, avant de buter contre la ville qui l'arrête et qu'il contourne comme un rocher, le Rhône roule ses eaux dans une plaine fertile. Sous le ciel immobile, où ne passe que le soleil, il s'avance courageusement. ”
Jules de Saint-Félix, L'Amie de la reine, par Jules de Saint-Félix… (1869)
“ M. Ducrey avait l'intention de passer le bac du Rhône et de regagner la Provence. RÉGINE. 81 La nuit était fraîche et limpide; les étoiles diamantaient un ciel bleu lapis; les rossignols chantaient à pleine harmonie dans les feuillées, et il s'élevait de la forêt des odeurs enivrantes de thym et de lavandes. Sur les collines tintaient les sonailles des troupeaux qui passaient la nuit au parc; au loin, on entendait le grand murmure des eaux du Rhône, comme un bruit de guerre dans l'espace. ”
Paul Louvet, Calvin (1931)
“ La pensée du Rhône, où l'on pourrait bien le traîner, du Rhône rapide et bleu qui glisse au bas des remparts de la ville, le remplit d'une terreur sans nom. Chaque coup de mousquet frappe dans sa migraine. ”
Rodolphe Rey, Genève et les rives du Léman (1868)
“ Saint-Maurice ne se compose guère que d'une longue rue qui rampe entre le Rhône et la dent du Midi. Le site est austère et d'un grand effet; le sourd grondement du Rhône, l'àpre nudité des rocs surplombants, jettent dans l'âme une tristesse amère. Lorsque de lourds entassements de nuages enveloppent les flancs des montagnes et obscurcissent l'horizon, le Rhône coule noir et sinistre comme un fleuve infernal. ”
Alphonse Daudet,
Numa Roumestan
“ C’était bien un autre peuple que trente lieues plus haut ; et le Rhône, le large Rhône, vagué comme une mer, étincelait sous le soleil dorant les remparts crénelés d’Avignon dont les cloches, en branle depuis Rabelais, saluaient de leurs carillons clairs le grand homme de la Provence. ”
Édouard Conte, Espagne et Provence, impressions (1895)
“ Non, le Rhône n'est pas un fleuve pour amoureux. Au sortir de ses nombreux étranglements, il prend du large, il s'étale, mais c'est avec excès, entre des peupliers et des saules qui nous cachent le pays et en avant desquels s'allongent des bancs de sable parsemés de cailloux. La blancheur en éblouit quand le soleil y darde. ”
Jules Colidé, Le Droit de banvin, ou le Premier fait d'armes de Bonaparte… (1864)
“ Le fleuve majestueux et superbe, le Rhône , ce rival du Rhin, se dessinait comme un large ruban tramé or et argent ; ses eaux mouvantes , vivaces , rapides, impétueuses , se précipitaient en murmures de géants vers le confluent qui marie les ondes placides de la Saône à ses flots turbulents , indomptés ; entraînant , dans leur coursé fougueuse de cavale à la crinière hérissée, le lent arar dans la Méditerranée, où lui-même se perd comme les générations humaines dans l'éternité. ”
Théophile Gautier,
Loin de Paris
“ À partir de Pont-Saint-Esprit, le Rhône coule entre des rives moins hautes, moins resserrées ; les tons blancs et mats du Midi revêtent les objets, nettement dessinés par la transparence de l’atmosphère ; le gris laiteux du ciel fait place à un azur assez vif. ”
Jules Janin,
L'Interné, par M. Jules Janin.…
(1869)
“ Le Rhône est moins une fleuve régulier roulant tranquillement son eau fécondante, qu'un torrent vraiment sans frein et sans loi. Il n'obéit qu'à son caprice, à ses colères. Dans tes temps de calme, il s'en va, joyeux, rejoindre au loin la Méditerranée éclatante. Il est le bienfaiteur de la contrée, et tout fleurit, tout mûrit sur son rivage. II est la fortune et l'orgueil de ces beaux lieux. Cependant ne vous fiez pas à sa clémence ; il a ses instants de folie, et rien ne résiste à sa rage. ”
Anaïs Du Tertre, Voyage de Vermont-sur-Orne à Constantine-sur-l'Oued-Rummel… (1866)
“ Sous son vestibule, d'un beau style, deux statues fort belles, aussi de Coustou, personnifient le Rhône et la Saône. L'une, sous la forme d'un homme dans sa plus grande vigueur et d'une belle hardiesse d'expression, s'appuie contre un lion qui relève la tête vers lui avec un mouvement plein de fierté. C'est le Rhône fougueux et puissant, tour à tour richesse et fléau des contrées qu'il traverse. ”
Léandre Vaillat, La pastorale savoyarde (1946)
“ Comme le préfet des barques de Savoie, j'accompagne celles-ci en imagination dans leur course vers la mer, la Méditerranée aux sourires innombrables dont parlait le vieil Homère, il y a des milliers d'années. Le Rhône a tant de majesté qu'un sculpteur pourrait le représenter sous les traits d'une de ces grandes figures de fleuves couchées au parterre d'eau de Versailles. Hypnotisés qu'ils sont par leurs montagnes et leurs lacs, les Savoyards ne semblent pas se douter de l'existence du Rhône. ”
Alphonse de Lamartine,
Cours familier de Littérature - Volume 07
“ Le Rhône, irrité par le vent, faisait, comme un troupeau de vaches, courir ses vagues troublées à la mer; mais ici, entre les cépées d'osier qui faisaient abri et ombrage, une mare d'eau azurée, loin des ondes, mollement venait s'alentir. ”
“ Déjà le soleil, se croyant en Provence, nous menace d’insolation, les routes broient la lumière en poudre fine et c’est une kyrielle de côtes pelées qu’il faut gravir — et c’est la vallée du Rhône qui se développe, du nord au midi, depuis les gorges de Tain et de Tournon jusqu’aux cimes coniques de Montélimar, dans l’ampleur apaisante des champs coupés de lignes de peupliers. ”
Sénèque le Jeune,
Tragédies de L. A. Sénèque
“ Moins terrible est le Rhône quand il repousse les flots de la mer, et moins terribles sont les torrents formés par les neiges de l’Hémus quand elles se fondent aux regards brûlants du soleil, vers le milieu du printemps. ”
William Morton Fullerton,
Au seuil de la Provence : le Rhône cévénol
(1923)
“ Derrière moi un haut mur gothique d'église, inondé de lune, se silhouettait contre l'azur sombre du ciel. Déjà la ville de Viviers dormait en contre-bas dans la plaine. La surface plane du roc se prolongeait comme un promontoire, très loin vers le Rhône. Le vent soufflait à travers la vaste place déserte comme sur une falaise surplombant la mer. Mais dans l'isolement superbe de ce site unique, je ne me sentais pas seul. J'y étais isolé avec l'histoire. ”
Théophile Gautier,
Loin de Paris
“ Le Rhône est une espèce de Rhin français ; ce que les guerres et les années ont émietté de châteaux et de forteresses dans cette onde qui ne s’arrête jamais est vraiment prodigieux ; à chaque instant, une tourelle ébréchée, un pan de rempart démantelé s’ébauche dans un rayon de lumière ; un reste d’enceinte gravit en zigzags désordonnés les flancs d’un tertre abrupt ; une poterne s’ouvre en ogive sur le cours du fleuve ; les villes mêmes, à part quelques rares taches de maisons blanches, ont conservé l’aspect qu’elles devaient avoir au moyen âge ”
Eugène-Melchior de Vogüé,
Revue des Deux Mondes
“ Dès qu’un être se développe librement dans le travail approprié à sa nature, il acquiert et manifeste toute sa beauté. Ainsi du Rhône : à partir de Lyon, c’est le plus beau fleuve de France. Calme, épanoui dans sa majesté, il n’a gardé de son âme de torrent que la rapidité du cours, la sourde énergie qu’on sent dans cette masse liquide. ”
J.-J. Baude, Revue des Deux Mondes
“ On connaît la mâle et sévère beauté de cette partie de la vallée du Rhône. — Le paysage change d’aspect à partir de Beaucaire ; les montagnes s’écartent ; les grandes anfractuosités disparaissent ; les soulèvemens calcaires ou volcaniques ne se détachent plus sur la sombre verdure des vallons : la contrée s’aplanit, et les terrains d’alluvion, que les courans descendus des Alpes ont formés en refoulant la mer, ne s’élèvent guère au-dessus de son niveau ; le Rhône lui-même a perdu sa rapidité. Le mouvement et l’activité de la population semblent s’arrêter avec la variété d’aspect du sol ”
Théophile Gautier,
Loin de Paris
“ Il est difficile de rien voir de plus beau que cette descente du Rhône : de grandes roches mêlent çà et là leur âpreté d’arêtes à la douceur harmonieuse des contours : tantôt ils bossellent la crête des collines, tantôt ils s’avancent jusque dans le courant même, qu’ils semblent vouloir barrer. ”
Noémie Dondel Du Faouëdic, Voyages loin de ma chambre t.1
“ Si ce n’était le drapeau rouge qui flotte à l’Hôtel-de-Ville, et les proclamations séditieuses qui tapissent tous les murs, on pourrait croire que la ville est calme. Nous prenons la ligne de Genève vers deux heures, franchissons le Rhône majestueux, puis la Saône.Ah! quel admirable fleuve que le Rhône! On devrait écrire l’histoire des fleuves, comme on écrit celle des hommes. N’est-ce pas sur leurs bords riches et féconds que s’élèvent les plus belles cités, et ne se trouvent-ils pas ainsi entièrement liés à l’histoire des peuples? ”
Sébastien Fontaine, Histoire pittoresque de la ville de Barbentane et de ses environs… (1854)
“ Le Rhône a , comme on sait, son origine en Suisse , au mont dit de la Fourche , à l'extrémité orientale du Valais , passe à Sion , traverse le lac de Genève et descend vers Lyon , où il reçoit la Saône , l'Isère ensuite, la Drôme, l'Ardèche , l'Aygues , l'Ouèse , les courants de Vaucluse, la Sorgue et la Durance , rivières qui, parfois , grossissant à vue d'œil, lui donnent cette prodigieuse masse d'eau répandue dans nos campagnes. ”
Édouard Pailleron,
Amours et Haines
(1889)
“ Qui descend les libres sommets Et va, sans se tarir jamais, 3 34 AVRIL Aux flots intarissables Mêler ses flots par trois sillons, Autant que l'ongle des lions En creuse dans les sables! Le Rhône est fier. — Comme le Rhin, Il a ses vieux donjons d'airain ; Comme un fleuve de neige, Ses sapins verts au dur profil, Et ses palmiers comme le Nil, Et puis encor... que sais-je? Camargue fauve, taureaux noirs Regardant vaguement, les soirs, Couler l'onde sonore,... Hérons pensifs, flamants rosés, Dont le vol aux cieux embrasés Est semblable à l'aurore. Le Rhône est fort. ”
Théophile Gautier,
Les Vacances du lundi. Tableaux de montagnes…
(1881)
“ Dans tout cela nulle plante , nulle verdure , aucun signe de vie que çà et là quelques touffes pâles de genévrier : c' est le règne de la pierre et de l' eau sauvage . Le Rhône si près de sa source semble rouler de l' ardoise liquide ; mais que cette horreur est grandiose ! quelle solennité tragique ! quelle majesté terrible ! Comme la montagne vous écrase de sa disproportion gigantesque et comme on sent une terreur sacrée en passant au pied de ces masses immenses ! Involontairement on baisse la voix de peur d' éveiller le génie farouche du lieu et de lui apprendre qu' on est là ”
Jean-Benjamin de Laborde, Tableaux topographiques, pittoresques physiques… (1780-1786)
“ Le vallon est fort étroit : le Rhône y roule ses eaux avec beaucoup de rapidité, dans un lit fort resserré. Nous quittons le sentier ordinaire qui suit sur la rive droite du Rhône, pour aller à Arnen, où on disoit que le tonnerre étoit tombé la veille : un pont de bois jetté d'un rocher à l'autre, sert de communication pour aller à Graniols, il est prodigieusement élevé au-dessus du Rhône qui y est tout écumant : on monte un sentier fort rapide, le pays s'élève beaucoup, sur la droite est un village ou il y a des terres cultivées. ”
George Sand,
Adriani
(1857)
“ A mesure qu' on descend le Rhône , après Lyon , on parcourt une série de tableaux d' une apparence grandiose . Des monts dont la situation au bord des flots rapides , les formes hardies et les tons tranchés , tantôt blancs comme des ossements polis , tantôt sombres sous la végétation , augmentent l' importance et rendent l' aspect menaçant ou sévère ; des pics déchiquetés , couronnés de vieilles forteresses qui se profilent sur un ciel déjà bleu et dur comme celui de la Méditerranée ”
Sociétés françaises de géographie. Congrès, Congrès national des sociétés françaises de géographie… (1882)
“ Disons-le hardiment, le Rhône a été la fortune de Lyon. Aujourd'hui que l'homme semble vouloir substituer les voies de son génie à celles de la nature, nous ne saurions l'oublier sans devenir ingrats envers le fleuve auquel nous devons vingt siècles de prospérité. ”
Jules Courtet, Notice historique et archéologique sur Avignon… (1855)
“ L'art et la nature contribuaient à rendre cette position formidable, car le Rhône venait battre le pied des murs de la ville basse et elle s'avançait ainsi dans le fleuve comme une péninsule dans la mer. ”
Charles Martins, Une ville oubliée - Aigues-Mortes…
“ Plus les chaleurs sont fortes, plus l’étiage du fleuve est élevé, tandis que la Saône, alimentée seulement par les eaux pluviales, voit son niveau baisser à mesure que la sécheresse se prolonge ; alors le Rhône, coulant toujours à pleins bords, supplée par sa richesse à l’indigence de la rivière paisible qu’il rencontre en sortant de la double chaîne de montagnes qui le retenaient prisonnier. ”
Émile Cardot, Manuel de l'arbre pour l'enseignement sylvopastoral dans les écoles… (1907)
“ La Loire et le Rhône l'ont à un plus haut degré encore : la Loire tire ses eaux des montagnes imperméables et presque complè- tement déboisées du Plateau Central et doit à cette double circonstance des crues extrêmement rapides qui, après avoir rongé les berges de tous ses ruisseaux ou rivières tributaires, rassemble tout le long de son lit d'énormes bancs de sable et de limon. — Le Rhône, après s'être assagi et clarifié dans le magnifique bassin du Léman, reprend un flot troublé et tumultueux, dès qu'il a reçu les rivières alimentées par les grands torrents des Alpes et des Cévennes. ”
Marie-Louise Pailleron,
A la brebis sans tache
(1937)
“ Les routes qui descendent vers le fleuve sont toutes belles, elles conduisent à Fort-l'Ecluse, à Bellegarde, à Seyssel-du-Rhône où les treilles sont dorées et le vin couleur de flamme. Car le Rhône est voisin et il fait ce qu'il veut dans le pays. C'est lui qui à l'automne gonflé de pluies, au printemps chargé de neiges, déborde où il lui plaît. En une nuit, il s'étend dans les vallées de Culoz ou de Tenay, submerge les champs, noie les maisons et le bestiau : c'est un roi, ce fleuve-là! ”
Jean-Benjamin de Laborde, Tableaux topographiques, pittoresques physiques… (1780-1786)
“ Nous avons pris à la gauche du Rhône au pied des montagnes, afin d'y jetter un coup-d'oeil ; les bas en sont calcaires ; au-delà de Saxon, un peu dans la montagne, il y a de beau gypse très-blanc & très-pur : le haut des montagnes est de pierres schisteuses micacées, mêlées de quartz : les terreins du bord du Rhône deviennent moins marécageux ; on y voit une prodigieuse quantité d'oiseaux aquatiques de toutes espèces ; il y a des vignes & des champs labourés au bas des côteaux, qui ne sont formés que du débris des montagnes supérieures ”
