Jules Courtet, Notice historique et archéologique sur Avignon… (1855)
“ Avignon ne pouvait que gagner à remplacer Rome. La papauté décora cette ville de ce qui fait encore aujourd'hui son orgueil : de ces murs d'enceinte qui devaient la mettre à l'abri des routiers et de ce palais dominant en cavalier, comme dit un chroniqueur, le modeste manoir de la reine Jeanne, qui ne semblait qu'un petit nid auprès. Du séjour des pontifes datent ses principaux établissements religieux et ses grands édifices, restes des livrées des cardinaux. L'or de la chrétienté reflua dans ses murs : le luxe et l'aisance descendirent dans toutes les classes. ”
