Résumé

Jules Courtet Notice historique et archéologique sur Avignon… (1855)

Avignon ne pouvait que gagner à remplacer Rome. La papauté décora cette ville de ce qui fait encore aujourd'hui son orgueil : de ces murs d'enceinte qui devaient la mettre à l'abri des routiers et de ce palais dominant en cavalier, comme dit un chroniqueur, le modeste manoir de la reine Jeanne, qui ne semblait qu'un petit nid auprès. Du séjour des pontifes datent ses principaux établissements religieux et ses grands édifices, restes des livrées des cardinaux.
L'or de la chrétienté reflua dans ses murs : le luxe et l'aisance descendirent dans toutes les classes.
Source : Gallica

Jules Courtet Notice historique et archéologique sur Avignon… (1855)

En attendant, un gouvernement libre fut établi, et sur les armoiries de la ville, les tours furent remplacées par le buste de quatre consuls, le manteau boutonné sur l'épaule. Le revers portait l'aigle aux ailes éployées, décoré du nom de gerfaut. La république naissante jugeait prudent de faire hommage de sa liberté à l'empereur et de placer l'aigle dans ses armes. Voilà pourquoi la commune d'Avignon est appelée république impériale par certains auteurs.
Comme l'industrie et la liberté avaient amené un surcroît de richesses et de population, il fallut reculer les anciennes barrières.
Source : Gallica

Jules Courtet Notice historique et archéologique sur Avignon… (1855)

Ce fut heureux pour les Français, car, cinq jours plus tard, la Durance et le Rhône inondèrent tout le terrain sur lequel l'armée était campée. Après avoir fait égorger tous les Flamands et les Français qui se trouvèrent dans la ville, le roi fit abattre une partie des murailles, combler les fossés, et, deux jours après, comme pour expier les
horreurs de cette guerre, on le vit, vêtu d'un sac, ceint d'une corde, la tête nue et la torche au poing, suivre le saint sacrement porté par le nouvel évêque.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature