Corses

Définition et enjeux

Pierre-Paul Pompéi-Paoli,  État actuel de la Corse ; caractère et moeurs de ses habitans… (1821)

“ La Corse a, pendant bien des années, saigné de toutes ses veines : tu lui rendras la force et la santé ; tu seras le vengeur et le législateur de ta patrie. Les Corses ne verront en toi qu'un de leurs concitoyens, mais tu en seras le plus grand; tu adouciras leurs esprits farouches ; tu introduiras parmi eux le flambeau
des sciences et de la civilisation : honoré , chéri de tous, tu éprouveras alors qu'il n'y a pas de mérite à être patriote, quand la récompense en est si douce (1) . Animé de sentimens si nobles, tu te dévoueras de plus en plus au bonheur public.
”
Source : Gallica

Alexandre François Joseph Martin de Gray,  Histoire de Napoléon. Tome 1 (1853-1854)

“ Les Corses sont ardents, énergiques, comme presque toutes les races qui vivent sous une latitude élevée. De hautes et froides montagnes, de profondes et chaudes vallées , par le brusque contraste du terrain et de la température, forment une contrée propre à nourrir des corps vigoureux et des âmes guerrières. Sobres, infatigables, hospitaliers , dévoués à leurs familles et à leurs chefs, ils sont passionnés, enthousiastes, faits pour les grandes choses ; et si des haines implacables et des vengeances terribles noircissent une si belle nature,
c'est le crime de leurs oppresseurs.
”
Source : Gallica

Charles de Susini,  La Corse et les Corses : opinions et documents (1906)

“ On trouve, dans les villes maritimes corses, une classe que l'on ne rencontre point dans celles du continent et qui leur donne un aspect particulier. Comme il n'existe point dans la campagne, de bâtimens d'exploitation, tous les laboureurs des terres circonvoisines demeurent à la ville; ils sont plus graves, plus sages, plus Corses que les marins, et leurs mœurs sont plus douces que celles des montagnards. ”
Source : Gallica

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