Francesco Ottaviano Renucci

Résumé

Francesco Ottaviano Renucci Nouvelles corses (1841)

Ces paroles enflamment tous les Corses qui poussent unanimement ce cri : « Au salut ou à la mort! »
Ils s'avancent, Ornano et Teramo à leur tête. Ils se jettent, comme des lions furieux, au milieu des ennemis, et, l'épée à la main, percent hardiment la foule.
L'étonnement saisit les Génois , et les Corses profitent de cette stupeur pour marcher d'un pas ferme et résolu. Le bruit et la confusion règuent dans tout le camp ; l'un prend la fuite , l'autre court
aux armes.
Source : Gallica

Francesco Ottaviano Renucci Nouvelles corses (1841)

Le général Paoli gouvernait la Corse avec une sagesse et une grandeur d'âme admirables. Etablir des tribunaux et faire régner la justice, inspirer l'amour de la liberté et l'enthousiasme de la gloire, faire fleurir l'agricultureet le commerce, déraciner ces idées de vendetta et détruire ces haines de familles si déplorables, faire respecter le clergé et le rendre respectable par toute abnégation
d'intérêt, fonder des établissements d'instruction publique et gratuite, seul moyen pour adoucir les mœurs et introduire la civilisation, enfin contribuer puissamment à la prospérité générale du pays
Source : Gallica

Francesco Ottaviano Renucci Nouvelles corses (1841)

On signe : tout-à-coup une rumeur s'élève et jette la consternation dans l'assemblée. Un grenadier du continent, qui avait fait la guerre de la Vendée, et s'était depuis établi aux Ciamanacce et marié avec une jolie femme de la famille Lucchini, ne voulait point consentir au traité: « Je
m'oppose à la paix, criait-il; elle nous déshonore. Non, je ne souscrirai pas ; vengeance d'abord, la paix ensuite ; le sang répandu des Lucchini demande hautement le sang des Santucci.» Ni l'autorité du préfet, ni les sages remontrances de ses amis, ne purent le fléchir.
Source : Gallica

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