Ferdinand Gregorovius,
Histoire des Corses
(1881)
“ L'astucieux Génois, avide de vengeance, avait devant lui le Corse orgueilleux, implacable, méfiant, tout plein du sentiment de son indépendance et de sa force éprouvée en mainte bataille. Il suffit de quelques arrestations, de quelques tentatives d'assassinat pour mettre en un instant le peuple entier sous les armes. Il se réunit à Rostino autour d'Hyacinthe Paoli de Morosaglia, homme remarquable, orateur, poète, habile politique et doué en outre d'une impétueuse bravoure et d'une inébranlable fer meté formés la rude école du malheur et des armes, les Corses devaient bientôt étonner l'Europe. ”
