Résumé

Matthieu Fontana La constitution du généralat de Pascal Paoli en Corse… (1907)

Montesquieu avait écrit : « Le gouvernement républicain est celui où le peuple en corps ou seulement une partie du peuple a la souveraine puissance. »
Rousseau lui-même, qui est le théoricien de la démocratie, dit aussi, comme Montesquieu, qu'elle peut n'embrasser qu'une partie du peuple. Il se méfie un peu de ceux qui sont au bas de l'échelle sociale et
admire le gouvernement de la bourgeoisie, à Genève, dont il dit : « C'est la plus saine partie de la République, la seule qu'on soit assuré ne pouvoir, dans sa conduite, se proposer d'autre objet que le bien de tous (1) . »
Source : Gallica

Matthieu Fontana La constitution du généralat de Pascal Paoli en Corse… (1907)

L'air de Naples est trop vicié, trop fin est son poison, puisqu'il arrive à efféminer les plus austères caractères. Mais dites-moi donc : avec les dispositions d'esprit que vous avez actuellement, eussiez-vous pu jamais prendre les résolutions hardies que si souvent vous prîtes en Corse? Avec de telles craintes, eussiez-vous fait obstacle, jusqu'à être jeté dans les cachots, aux complots que l'on fomentait contre la patrie? auriez-vous vaincu l'ennemi à Mazza, à Saint-Antoine, à Venzolasca, à Corte, en Balagne?
Source : Gallica

Matthieu Fontana La constitution du généralat de Pascal Paoli en Corse… (1907)

Dans un gouvernement où il y a une importante et réciproque pénétration des pouvoirs, il n'est pas possible, si on veut rester libres, de faire tenir du peuple même la délégation du Pouvoir exécutif. Un seul homme désigné par la nation tout entière est plus fort qu'un grand nombre d'autres désignés séparément par des portions du peuple, parce que sa volonté est une et résolue tandis que celle de nombreux élus est souvent imprécise, mal dirigée et inhabile à se bien dégager.
Source : Gallica

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