Droit de veto

Définition et enjeux

Henri Rozy,  Études de droit constitutionnel et administratif… (1881)

“ L'exécutif n'est pas le législateur; lui concéder le droit de sanction, c'est non-seulement le faire législateur, mais lui subordonner le législateur. Ce n'est plus même une confusion des pouvoirs, c'est l'annihilation d'un pouvoir par l'autre.
Ou le droit de sanction a ce caractère là, ou bien il est tout à fait inutile. A quoi servirait-il, effectivement, pour les lois dont le projet émane du pouvoir exécutif? Si elles sont votées comme il les a proposées, il est évident qu'il les approuve.
Mais si le droit de sanction doit être inappliqué, que penser du droit de veto?
”
Source : Gallica

Pierre Dareste,  Revue des Deux Mondes

“ Si on laissait le terrain du droit pour se placer sur celui de la politique, s’il s’agissait seulement d’apprécier la conduite des ministres et de la condamner comme contraire aux intérêts du pays, les refus de sanction ne pouvaient pas tomber sous ce contrôle. Le gouvernement ne doit compte à personne de l’exercice de son droit de veto, précisément parce que ce droit lui est donné pour empêcher l’effet des résolutions qu’il juge dangereuses. ”
Source : Wikisource

Charles Monnot,  Eléments de droit constitutionnel à l'usage des étudiants de première année… (1900)

“ Le droit de veto par lequel le chef du pouvoir exécutif suspend l'exécution des lois se justifie aussi, comme nous l'avons vu plus haut, en citant l'opinion de Montesquieu (2) . D'après notre loi constitutionnelle du 16 juillet 1875 (art. 7) , le président de la République exerce le veto suspensif par le droit de demander au moyen d'un message aux deux Chambres, dans le délai de la promulgation des lois, une nouvelle délibération qui ne peut être refusée. ”
Source : Gallica

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