Arthur Desjardins,
Revue des Deux Mondes
“ La propriété individuelle est fille du travail individuel. L’homme transmet aux objets du monde extérieur le mouvement issu de son effort et de sa volonté propre ; il y applique, il y « emmagasine » la force de ses muscles ; il leur communique parfois ce qu’il y a de plus immatériel dans son être et dans son essence ; il souffle à son tour sur l’argile et l’anime. Il ne crée pas, sans doute, et s’il fallait, pour être propriétaire, avoir tiré les objets du néant, il n’y aurait de propriété ni au profit d’un seul, ni au profit de tous ; mais il transforme le monde créé. ”
